Panorama du Commerce Electronique B to B
| UN
DOSSIER RÉALISÉ PAR... |
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Auteurs
: Francis Hintermann, Directeur des Etudes Stratégiques
Sylvie AUDIBERT, Responsable des Etudes Stratégiques Distribution
et Produits Grande Consommation | Sommaire
-
Introduction
- I.
Les modèles B2B : état des lieux et tendances
I.1.
Description des principaux modèles B2B - I.1.1. Facteurs-clés
primaires de succès des modèles B2B
I.1.2. Proposition
de Schéma général I.1.3. Les
3 types d’approches fondamentales - I.1.4.
Différentes dimensions afférentes
à ces modèles
-
I.2. Avenir et adaptation des modèles
B2B
II.
L’offre actuelle B2B en France
II.1.
Acteurs II.2.
Catégories de sites II.3.
Perspectives - III.
Trois offres B2B présentes sur le marché français
III.1.
Solutions de e-procurement pour l’acquisition
de biens d’équipement - (Get.Resources!
et Get2Connect.net, de Peregrine Systems)
III.1.1.
L’offre " buy side "
III.1.2. L’offre " marketside " -
III.2. Solution PME/PMI pour la gestion
des achats
-
(Le Compte Achats, dIntelmatique, Groupe France Telecom)
III.2.1.
Le fonctionnement du Compte Achats
III.2.2. Avantages pour les entreprises
III.2.3.
Avantages pour les fournisseurs
-
III.3. Solution de recherche de fournisseurs
par demande de devis (RFQ)
-
(andtrade.com, dAndtrade!)
III.3.1.
Trouver rapidement un fournisseur
III.3.2. Comment Acheter ?
III.3.3. Un nouveau mode de prospection
commerciale pour les fournisseurs III.3.4. Comment
vendre ? -
IV.
Le marché américain : situation et perspectives
Introduction
Francis
Hintermann, Directeur des Etudes Stratégiques, Accenture
L’émergence
du commerce électronique B2B ("Business to Business") en France
est récente et suit une évolution assez similaire à celle
que connaissent les autres pays européens : - Jusqu’en
1995/1996, les seuls intervenants ont été les "accros",
issus du monde des nouvelles technologies et du milieu universitaire
- A
partir de 1996/1997 ont commencé à émerger des sites focalisés
sur le B2C ("Business to Consumer"), dont en particulier des sites informationnels,
puis des sites de ventes en détail en ligne
- A
partir de 1997/1998 sont apparus les premières initiatives en matière
de B2B, d’abord dans des versions "institutionnelles" (présentation
de la société et de ses activités) puis des versions "transactionnelles"
(vente en lignes) ; les modèles dominants de cette période
sont essentiellement des modèles "seller centric" dans
lesquels une entreprise propose des produits (biens ou services) en ligne à
ses clients, ou à l’inverse des modèles "buyer centric"
dans lesquels une entreprise développe ses achats par internet
- En
1999/2000 sont apparus des modèles radicalement différents, qui
ne mettent plus seulement en relation une entreprise avec plusieurs autres mais
établissent une relation "many to many" (de plusieurs à
plusieurs) ; ses connections entre acheteurs et fournisseurs passent par
des "places de marché", qui permettent aux unes d’élargir
leurs recherches de fournisseurs et d’obtenir de meilleures conditions d’achats
et aux autres de trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits,
tout en diminuant les coûts de transactions pour tous les intervenants.
Très
récent, le marché du commerce B2B en France représentait
à peine plus de 1,1 milliard de dollars en 1999, mais il pourrait atteindre
plus de 21 milliards de dollars en 2002, d’après certaines prévisions
1 . Le B2B
a semble t-il définitivement pris le pas sur le B2C, alors qu’il a émergé
plus tardivement. Il représente près de 80% du commerce électronique
et cette proportion devrait perdurer dans les prochaines années, même
s’il ne représente que 20% du trafic sur le net. Au-delà des
chiffres bruts, la plupart des analystes s’accordent sur le caractère exponentiel
de la croissance du commerce B2B, en France comme en Europe. Une étude
récente (cf graphique ci-dessous) cite ainsi le chiffre de 15,5% de toutes
les transactions B2B réalisées en ligne en Europe à l’horizon
2004, contre 0,2% en 1992, ce qui donne une idée de la taille des enjeux
pour l’économie française. 
Les
enjeux sont d’autant plus importants que chacune des parties prenantes peut a
priori y trouver son intérêt : les entreprises vendeuses en
réduisant les coûts de vente et en accroissant leurs débouchés,
les entreprises acheteuses en diminuant leurs coûts par une diversification
et une mise en concurrence de leurs fournisseurs et l’ensemble des intervenants
peut espérer des économies sur les coûts de transaction. De
ce fait, les chaînes de valeur actuelles pourraient être remises en
cause dans plusieurs secteurs et les rôles des acteurs pourront significativement
évoluer. La reconfiguration en cours dépendra des "modèles
économiques" et des acteurs qui s’imposeront à l’issue de la
phase actuelle de foisonnement des initiatives.
I.
LES MODELES B2B : état des lieux et tendances  |
Sylvie
Audibert - Responsable des Etudes Stratégiques Distribution et Produits
Grande Consommation , Accenture "
In the past, entrepreneurs started businesses ; today, entrepreneurs invent
business models 2
" (John Doerr) S’il
ne se passe une semaine sans que la presse relate la création d’une nouvelle
plate-forme de commerce électronique, et s’il existe un nombre croissant
de modèles Business to Business, il est encore trop tôt pour dire
quel est ou sera le modèle gagnant sinon dominant, ni même si le
modèle de demain ressemblera à celui d’aujourd’hui. Ce
qu’il est par contre possible d’affirmer, c’est que ces modèles subiront
une série de mutations et iront en se complexifiant au profit d’une meilleure
profitabilité pour l’ensemble des acteurs. Face à ce développement
exponentiel, il devient chaque jour de plus en plus difficile pour le non-initié
de s’y retrouver.
I.1. Description des principaux modèles
B2B
 I.1.1.
Facteurs-clés primaires de succès des modèles
B2B  Quel
que soit le modèle considéré, l’efficacité d’un modèle
B2B ne peut se concevoir sans un certain nombre de caractéristiques matérielles
intrinsèques, à savoir : - la
fiabilité des plates-formes :
dans la mesure où le modèle s’intègre dans les process internes
de l’entreprise, le système informatique se doit d’être fiable et
d’assurer un taux de disponibilité aux intervenants proches de 100%.
- La
sécurité : dans
la mesure où ces modèles sont caractérisés par des
échanges électroniques permanents entre l’entreprise et différents
acteurs (intermédiaires, fournisseurs, acheteurs, etc.), le système
informatique doit être totalement sécurisé.
- La
flexibilité :
la technologie utilisée pour mettre en place les modèles B2B au
sein des organisations doit être adaptable afin de permettre à ce
modèle d’évoluer au fil des ans.
- Une
interface optimisée avec le système de gestion interne :
cette optimisation est nécessaire afin d’une part, de récupérer
et d’utiliser au mieux les informations échangées avec les différents
acteurs externes et, d’autre part, de les partager en interne avec l’ensemble
des services concernés (service achats/fournisseurs, contrôle de
gestion, comptabilité, commerciaux, direction générale notamment).
- Une
harmonisation des normes et des protocoles utilisés pour l’échange
des données entre les interfaces des différents acteurs afin qu’elles
puissent communiquer dans les meilleures conditions.
- Etre
suffisamment " ouvert "
pour permettre au plus grand nombre de rejoindre les plates-formes : en effet,
l’une des clés de succès de ces places de marché résident
dans la capacité à atteindre une masse critique suffisante pour
ne pas disparaître.
De
la même manière, ces modèles devront :
- Offrir
le moyen de créer de la valeur (value proposition) suffisamment
forte pour attirer d’autres acteurs.
- Développer
des barrières à l’entrée substantielles pour ne pas être
dupliqués – l’une d’entre elle réside dans la capacité à
atteindre la taille critique
- Créer
des modèles de développement (business model) le plus profitable
possible afin d’attirer les partenaires et perdurer dans le temps.
I.1.2.
Proposition de Schéma général
Les
modèles B2B ont toujours existé et leur naissance n’est pas liée
à celle de l’Internet : en particulier, le développement de
l’EDI dans les années 80 et 90 et des intranets au sein des larges organisations
font office de prédécesseurs. Pourtant, il est possible de dire
que le développement de l’Internet crée véritablement une
rupture par rapport à ces modèles précédents, tant
la capacité d’action et les opportunités sont radicalement plus
puissantes : des échanges et des partenariats décuplés,
des coûts radicalement réduits, une transparence accrue, une chaîne
d’approvisionnement optimisée, des barrières temporelles et géographiques
supprimées. L’on
a coutume de distinguer 3 approches segmentantes fondamentales en matière
de nouveaux modèle B2B : une approche initiée par les fournisseurs,
une approche initiée par les acheteurs et une approche initiée par
des cyberintermédiaires (intermédiation électronique). Chacune
de ces approches comprend quant à elle plusieurs dimensions, parmi lesquelles
les dimensions : horizontale ou verticale, indépendante ou collaborative,
publique ou privée, prix fixes ou dynamiques et une dernière dimension
liée aux types d’achats . Chacune de ces dimensions répond à
une problématique particulière des acteurs. 
I.1.3. Les 3 types d’approches fondamentales
 >
Modèle Acheteurs (Buy-side model) Ce
modèle se caractérise par la mise à disposition sur Internet
par un acheteur de ses besoins en matière d’achats à plusieurs fournisseurs
(one to many). Ce modèle est directement issu du concept de l’Echange des
Données Informatiques (E.D.I.). 
Il
peut également s’agir de plusieurs acheteurs disposant d’un même
type de besoins qui décident de se mettre en commun afin d’en informer
les fournisseurs (many to many). Plus ils seront nombreux, plus ils parviendront
à négocier les prix au plus bas. Les
principaux avantages de ce modèle résident dans la possibilité
pour l’acheteur de réduire ses coûts d’achats en comparant les prix
entre ses principaux fournisseurs, de réduire ses coûts de transaction
via une standardisation et une rationalisation du processus achats en simplifiant
les tâches administratives et enfin d’enrichir la liste de ses fournisseurs
lorsque le site a un caractère public, c’est à dire ouvert à
l’ensemble des fournisseurs intéressés – par opposition au modèle
classique où l’acheteur n’ouvre son site qu’à ses fournisseurs.
Les
champs d’application de ce modèle concernent avant tout les secteurs d’activité
caractérisés par un nombre particulièrement important de
fournisseurs, à l’instar de la grande distribution et de l’industrie automobile.
>
Modèle Fournisseurs (Sell-side model) Ce
second modèle est caractérisé par un fournisseur qui décide
de mettre en place sur Internet ses catalogues de produits et/ou services à
disposition des acheteurs (one to many). Ceux-ci peuvent alors passer des
commandes. 
De
la même manière que dans le cas précédent, il peut
s’agir de plusieurs fournisseurs qui décident de se mettre en commun afin
de faire connaître leur offre (many to many). Ce
modèle permet au(x) fournisseur(s) de développer de nouveaux circuits
de vente, d’atteindre davantage de clients, de réduire les coûts
de marketing, d’accroître l’information sur les produits et de rendre disponible
24h/24h les possibilités d’achats. Ce
second modèle s’applique essentiellement à des sociétés
qui offrent des produits "de grande consommation" (matériels
informatiques tels Dell, fournitures de bureau, etc.). Ce type de modèles
se développe la plupart du temps lorsque le marché comprend une
offre concentrée face à une demande fragmentée. >
Modèle Cyberintermédiaire (Third-party driven model ou Intermediaries
model) Dans
ce troisième modèle, un cyberintermédiaire met en relation
les acheteurs et les fournisseurs. Il s’agit de plates-formes électroniques
mises en place par un tiers et permettant de fédérer des offres
générales ou spécialisées par secteurs d’activité.
Foodstrading.com, ibazar pro ou le réseau achats de France Télécom
en sont trois exemples. Par opposition aux deux précédents, ce modèle
neutralise les intérêts unilatéraux des acheteurs ou des vendeurs
(net market ou neutral e-market). 
Ce
modèle est particulièrement adapté aux industries où
le nombre d’acheteurs et de vendeurs est fragmenté. L’objectif recherché
du cyberintermédiaire est d’agréger le plus grand nombre d’acheteurs
et de vendeurs afin d’accroître la valeur de la place de marché,
ce qui permet de réduire les coûts de transaction et l’amélioration
de la liquidité des produits/services. Il
existe trois principaux types de cyberintermédiaires :
- Le
modèle distributeur,
où le distributeur supporte le coût du produit et sa livraison en
achetant à plusieurs fournisseurs des produits qu’il mettra à disposition
de plusieurs acheteurs. C’est notamment le cas appliqué à certains
types de produits, tels les fournitures de bureau ou le matériel informatique.
- Le
modèle faiseur de marché (market makers),
où l’intermédiaire, souvent spécialisé par types de
transactions, joue le rôle d’un facilitateur d’échanges -il
ne supporte donc pas le coût du produit, ni sa livraison, ni son stockage,
et il ne touche qu’une commission sur la transaction. Les prix y sont négociés
en temps réel. Cette dimension permet à ce modèle d’assurer
une plus grande liquidité entre vendeurs et acheteurs. C’est par exemple
le cas d’enchères où les acheteurs font des offres pour acheter
des produits/services et où les vendeurs répondent à des
RFQ (Request for Quote) et RFP (Request for Proposal). e-Steel,
Trade-Match, et ProXchange en sont autant d’exemples. La pertinence de ce modèle
est d’autant plus grande lorsque les volumes négociés sont importants,
les produits sont relativement standardisés et que tant les prix que la
demande sont volatiles. - Le
modèle "agrégateur de contenu" (content aggregator),
où l’intermédiaire construit et maintient à jour des catalogues
électroniques multi-fournisseurs à disposition des acheteurs. Sa
création de valeur provient de sa capacité à agréger
des catalogues multiples ayant des caractéristiques techniques différentes
ainsi qu’à réduire les coûts de transaction entre les acheteurs
et les vendeurs réunis sous un même toit. Ce modèle est particulièrement
pertinent lorsque le nombre de fournisseurs est fortement fragmenté, qu’il
existe un nombre significatif de produits spécialisés et que les
coûts de traitements sont élevés en comparaison de celui des
produits. I.1.4.
Différentes dimensions afférentes à ces
modèles
Au
sein de chacune de ces approches, on distingue différentes dimensions qui
sont fonction des acteurs et des produits / services impliqués.
>
Dimension Verticale ou Horizontale La
dimension verticale se caractérise par une spécialisation sectorielle
des intervenants. Ce modèle est particulièrement utilisé
lorsque l’on observe une faible concentration du nombre d’acheteurs, une forte
spécialisation et intégration des intervenants (spécialiste
à spécialiste), une dispersion géographique importante des
fournisseurs, un nombre élevé d’intermédiaires (distributeurs
ou revendeurs), des produits standards et pour lesquels la marque ne joue pas
un rôle prépondérant et un nombre élevé de transactions.
Ce modèle s’avère ainsi pertinent dans les secteurs agricoles ou
de l’industrie lourde , c’est-à-dire où les intervenants sont
fortement spécialisés et intégrés aux différents
maillons du process industriel. E-Steel pour le secteur de la sidérurgie,
Chemdex pour les acheteurs et vendeurs de matières premières pour
les sciences de la vie et PaperExchange.com pour les producteurs de papier sont
trois exemples de modèles B2B verticaux. A
l’inverse, la dimension horizontale se caractérise par une spécialisation
fonctionnelle des acteurs qui peuvent appartenir à des secteurs industriels
différents. iMarket.com est une place de marché horizontale afférente
aux équipements d’occasion à usage des vendeurs, acheteurs et intermédiaires
de cette communauté. bfinance pour les directeurs financiers en est une
seconde illustration. >
Dimension Publique (ouvert à tous) ou Privée La
dimension publique ou privée dépend largement de la profondeur des
relations entre les différents partenaires (fournisseurs, vendeurs) et
de la structure du secteur industriel impliqué. En effet, des industries
où la concentration et le degré d’intégration industriels
sont importants auront souvent une dimension privée, c’est-à-dire
avec accès restreint et confidentiel aux seuls acteurs concernés.
Il est à noter que les approches fournisseurs ou acheteurs auront plus
souvent une dimension privée alors que l’approche cyberintermédiaire
bénéficiera davantage d’une dimension publique dans la mesure où
cette approche est plus pertinente dans le cadre de secteurs plus fragmentés
et où le degré d’intégration industriel est faible. >
Dimension Indépendante ou Collaborative Cette
dimension dépend du caractère stratégique ou non des achats
ainsi que du degré de concentration du secteur. Elle concerne la volonté
des acteurs de partager ou non leur place de marché avec leurs concurrents.
La
dimension collaborative se manifeste par un lien capitalistique entre les intervenants
et l’intermédiaire chargé de gérer la place de marché.
Tel est le cas de Worldwide Retail Exchange dont l’ensemble des intervenants possèdent
une part du capital. Plus le secteur se trouve concentré, plus la dimension
collaborative est pertinente, car elle offre la possibilité d’abaisser
encore le coût des transactions et d’accroître la base des fournisseurs
potentiels puisqu’il y a partage. La
dimension indépendante s’opère lorsque la collaboration s’avère
soit délicate – c’est le cas lorsque les produits sont stratégiques
(R&D, Défense notamment) - soit économiquement peu rentable
– c’est le cas lorsque les produits s’avèrent spécifiques d’une
société à l’autre ou produits en trop petites séries pour
permettre une réduction significative des coûts de transaction. On
retrouve souvent ce cas de figure sur des marchés très fragmentés.
>
Dimension liée au type d’achats : ponctuels, répétitifs
ou long-termes On
distingue trois types principaux d’achats, qui chacun influence différemment
la caractéristique et le fonctionnement du modèle B2B :
- les
achats ponctuels (spot buys), qui sont stratégiquement non importants
pour la société et qui correspondent soit à des achats ad-hoc
d’urgence, soit à de petites commandes sur des produits divers -donc avec
potentiellement beaucoup de fournisseurs.
- les
achats répétitifs (repeat ou systematic purchase) :
ce sont des achats stratégiques ou non mais à dominance récurrente,
avec un nombre de fournisseurs pouvant être important ou négligeable.
- les
achats ou contrats long-termes (program buys) : ce sont des achats
qui sont régis par des contrats long-termes dans le cadre de partenariats
stratégiques ; on peut trouver dans ces contrats des closes de volumes
d’achats négociés. Le nombre de fournisseurs y est souvent limité.
Le
type d’achats a une influence très importante sur les autres dimensions
du modèle B2B : ainsi, les achats non stratégiques -achats
ponctuels et certains achats répétitifs- auront-ils une dimension
publique, c’est à dire ouverte à tous les fournisseurs- fournitures
de bureau par exemple. A l’inverse, les achats stratégiques (certains achats
répétitifs et les contrats long-termes) devront-ils bénéficier
d’un accès restreint et confidentiel aux seuls acteurs directement impliqués
et ne seront probablement pas collaboratifs. Actuellement,
les achats ponctuels représentent l’essentiel du nombre de transactions,
mais ils devraient être rapidement rejoints sinon dépassés
par les achats répétitifs, plus importants et stratégiques.
Par ailleurs, les achats ou contrats long-termes continueront probablement à
être initiés et négociés en dehors du strict réseau
Internet -c’est à dire avec une prépondérance du contact
humain-, mais seront gérés par le biais d’Internet. >
Prix Fixes et Prix Dynamiques Le
prix fixé est généralement le modèle le plus simple
à administrer mais il est en contrepartie celui qui optimise le moins le
potentiel d’ajustement des prix. Ce modèle est particulièrement
appliqué dans les secteurs où l’offre et la demande sont relativement
statiques et où les technologies de l’information ne sont pas suffisamment
développées pour permettre la mise en place de modèles de
prix dynamiques. A
l’inverse, le système de prix dynamiques, qui optimise davantage les capacités
de l’Internet, permet aux acheteurs et vendeurs de parvenir à un prix optimal
en créant de ce fait des marchés plus parfaits. C’est le cas des
enchères et enchères inversées (reverse auctions),
achats groupés, échanges (exchanges) notamment. >
Autres dimensions : services complémentaires et modèles de
revenus En
sus de ces modèles et dimensions identifiés, il convient d’ajouter
que les modèles B2B se distingueront et ce, de plus en plus, par le nombre
et la variété d’autres services (solution offering), tant
relatifs au contenu : analyses sectorielles, informations sur les produits
existants ou à venir, forums de discussion, qu’à des aspects communautaires :
forums de discussion, experts en ligne, formation, offres d’emploi ou intérims,
opinion des consommateurs, ou qu’à des outils et services : moteurs
de recherche, approvisionnements, logistique. Enfin,
hormis les économies réalisées sur les coûts de transaction,
ces modèles B2B se différencient également quant à
leur manière de générer leurs propres revenus, en particulier
dans le cas du modèle cyberintermédiaire indépendant, telles
les commissions sur transactions commerciales, commissions sur abonnement, la
publicité et/ou les licences de logiciels propriétaires en fonction
des acteurs impliqués. A plus long terme, une autre source de revenu pourrait
être envisagée, à savoir, une commission réalisée
sur la valeur générée par le modèle et sur les économies
de coûts réalisées. Par
ailleurs, il ne faut pas négliger le potentiel de plus-value pouvant être
réalisé par les actionnaires de ces places de marché lors
d’une éventuelle cotation en bourse, d’autant que les premières
estimations de certaines d’entre elles par les analystes s’avèrent considérables.
I.2. Avenir
et Adaptation des Modèles B2B
 Plusieurs
tendances de fond devraient voir le jour au cours des prochaines années :
- Une course
à la taille critique : pour qu’une place de marché soit efficiente,
elle se doit d’être liquide. Par ailleurs, les acteurs ne disposant pas
d’une taille critique suffisante seront voués à disparaître
ou à se faire absorber.
- Des
produits et services gérés de plus en plus complexes : si aujourd’hui
les produits et services gérés demeurent relativement simples, il
s’agira demain de répondre à l’ensemble des besoins de l’entreprise.
- Un
élargissement aux sous-traitants : il est probable que les intervenants
ne se limitent plus à deux types d’acteurs – vendeurs et acheteurs- mais
s’élargissent également aux sous-traitants dans la mesure où
l’ensemble de la chaîne de valeurs sera intégrée à
ces modèles – de l’achat des matières premières à
la commercialisation des produits finis.
- Un
élargissement du champ d’action de ces modèles à tous les
process de l’entreprise : pour l’instant essentiellement limités à
la fonction achats, elle s’étendra aux autres fonctions de l’entreprise
(ressources humaines, formation, finance, etc.).
Ces
tendances vont fortement conditionner l’évolution des modèles actuels.
Les principales évolutions pourraient être les suivantes :
- Le
développement croissant de méga-places de marché (mega-marketplace),
plus complexes et privilégiant une approche globale, à la fois verticale
et horizontale. Il est vraisemblable que les places de marchés verticales
et horizontales auront tendance à se rapprocher afin de gérer ensemble
l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement dans un environnement
où les clients revendiquent la simplicité – apparente- du "one-stop-shopping".
- La
très forte dominance des modèles collaboratifs au détriment
des modèles indépendants : l’union fait la force.
Par
ailleurs, il est fort vraisemblable que les modèles les plus attractifs
fourniront des fonctionnalités encore inexistantes aujourd’hui. Conclusion S’il
est impossible de définir en détail le ou les modèle(s) gagnant(s)
de demain, l’on peut toutefois affirmer que ceux-ci seront capables d’intégrer
au mieux la complexité des problématiques spécifiques à
la chaîne de valeur et de maintenir ainsi une réelle valeur ajoutée
pour l’ensemble des acteurs concernés. Il est incontestable que l’appartenance
des entreprises à une ou plusieurs place(s) de marché performante(s)
représente aujourd’hui un avantage compétitif indéniable
qu’il conviendra d’entretenir par une adaptation permanente des modèles
aux nouvelles problématiques rencontrées.
II.
L'OFFRE ACTUELLE B2B
EN FRANCE  |
Francis
Hintermann, Directeur des Etudes Stratégiques, Accenture
II.1.
Acteurs
 Les
perspectives de croissance soutenues du commerce B2B en France ont stimulé
la multiplication des initiatives, de la part d’acteurs d’origine différente.
Les
intervenants semblent sensiblement différents des intervenants sur le marché
américain, dans la mesure où les entreprises existantes ("brick
and mortar") paraissent très actives et ne pas céder l’initiative
aux nouvelles entreprises nées sur internet ("dot coms") comme
cela est souvent le cas aux Etats-Unis. A
titre d’exemple, parmi les quelques 80 initiatives dans le domaine de la "e-
finance" recensées en France à l’été 2000 3
, 56% d’entre elles émanent ou sont contrôlées par des établissements
financiers : les "dot-corps" sont ainsi plus nombreuses que les
"dot-coms" (par opposition aux précédentes, celles-ci
sont issues d’initiatives qui ne sont pas contrôlées par des entreprises
du secteur financier). Il
est cependant trop tôt pour en tirer des conclusions définitives
dans la mesure où de nombreuses initiatives en sont encore au stade de
l’annonce et du début de la mise en oeuvre et où par ailleurs des
rapprochements peuvent s’élaborer entre "dot coms" et "dot
corps". Globalement,
le taux d’implantation sur internet des entreprises françaises a connu
une progression spectaculaire en 1999 : près de la moitié des
grandes entreprises (48%) 4
avaient un site internet à la fin de l’année 1999, contre un peu
plus d’un quart à la fin de l’année précédente (27%).
1999 peut donc être considérée comme l’année de l’explosion
de la présence des grandes entreprises françaises sur le net. Parallèlement,
seulement 27% des PME françaises avaient un site web fin 1999 mais 32%
prévoyaient d’en ouvrir un dans le courant de l’an 2000. De plus 61% d’entre
elles étaient déjà connectées à internet fin
1999. Il est donc possible d’envisager une progression très forte de l’activité
des PME sur le net dans les prochains mois. L’analyse
sectorielle des sites des grandes entreprises françaises permet de montrer
que les secteurs transport/tourisme, finance et commerce/distribution sont les
secteurs dans lesquels le développement d’internet a été
le plus rapide. Globalement les écarts en termes de présence sur
le web se sont réduits d’une année à l’autre entre secteurs.
De plus, l’hétérogénéité de l’organisation
des achats à l’intérieur des grands secteurs, d’un segment à
l’autre, incite à modérer la signification des classements trop
généraux. Néanmoins
les premières indications dans le B2B, appuyées sur l’expérience
américaine, incitent à penser que les secteurs avec le plus grand
degré de standardisation, des coûts de stockage très importants
et une fragmentation de l’offre et/ou de la demande seront les premiers à
bénéficier du développement du B2B à grande échelle :
aux Etats-Unis ce sont notamment la chimie, l’industrie automobile, l’aéronautique
et la sidérurgie. En
Europe, certains analystes mettent en avant, outre l’industrie automobile, le
secteur du tourisme et du transport, celui de l’électronique, des télécommunications
et de la poste et l’industrie du papier 5
.
II.2.
Catégories de sites
 La
fonction "institutionnelle" domine encore les sites web des entreprises
françaises, mais dorénavant un quart des sites offrent des possibilités
transactionnelles alors que ce n’était le cas que de moins d’un site sur
dix en 1998 6
. Les sites transactionnels ont pris leur essor en grande partie dans les domaines
des services et des biens faciles à dématérialiser (finance,
électronique...). L’exemple
des sites bancaires est à cet égard riche d’enseignements. Les banques
françaises ont développé rapidement une offre de base
centrée sur la fourniture d’informations et de transactions courantes.
En revanche, elles n’ont pas développé, à l’origine, des
solutions centrées sur les attentes de leurs clients, en termes de souscription
de crédits en ligne par exemple ou de variété de choix (dans
une optique "supermarché" ie distributeur de solutions fabriquées
par plusieurs producteurs). Source
: Enquête Andersen Consulting, 1999
Dans
le domaine transactionnel, les initiatives dominantes ont d’abord été
dans le domaine des achats, en particulier de l’eProcurement. Une
récente enquête réalisée auprès des directeurs
achats des grands entreprises en Europe par Andersen Consulting a ainsi révélé
que 60% des entreprises auront lancé un chantier de eProcurement d’ici
2 ans : 18% l’ont déjà lancé et 42% vont le faire au
cours des prochains mois 7
. Ces
initiatives sont particulièrement importantes en matière d’achats
indirects. Les entreprises en attendent des économies significatives dans
leurs achats, mais aussi une organisation plus efficace et rapide de leurs commandes,
qui sont passées par internet, puis suivies et facturées par la
même voie. Toutes
les entreprises ne sont pas encore au même stade de développement.
Si 82% d’entre elles ont conscience des nouveaux enjeux, seules 18% d’entre elles
ont vraiment intégré les nouvelles technologies dans leurs stratégies
8. Depuis
le début de l’année 2000, sont apparues en France de nombreuses
initiatives de places de marché. Ces initiatives ont souvent une dimension
internationale dès l’origine, comme l’illustre le tableau ci-dessous de
quelques initiatives récentes dans lesquelles participent des entreprises
françaises. Places
de marché avec participations d’entreprises françaises
| Secteurs | Dates
de lancement | Membres | Objectifs |
| Grande
distribution | Février
2000 | GlobalnetExchange
: Sainsbury, Sears, Roebuck, Metro, Carrefour |
80 Mrds $ achats par an
50 000 fournisseurs | | Finance | Février
2000 | Bfinance
: startup avec financement de capital risque | Place
de marché pour la finance d'entreprise Marché de 7 000 Mrds euros
en Europe | | Automobile | Mars
2000 | Covisint
: GM, Ford, Daimler-Chrysler, Volkswagen, Renault |
250 Mrds $ d'achats en ligne
par an 75 Mrds $
économies | | Biens
de consommation | Mars
2000 | CPGMarket
: Nestlé, Danone | Achats
en ligne pour les entreprises de biens de consommation | | Aviation | Avril
2000 | American,
Continental, Delta, United, British, Air France | 32
Mrds $ achats en ligne par an objectif de réduction de coûts |
| Grande
distribution | Avril
2000 | Worldwide
retail exchange : Tesco, Safeway, Kmart, Auchan, Casino | 10
000 fournisseurs | | Finance | Juin
2000 | BNP-Paribas,
Crédit Agricole, Société Générale, Cap Gémini
| Place
de marché horizontale pour tous secteurs | | Acier | Juin
2000 | Steel24-7
et BuyForMetals : Arbed/Acelaria, Corus, Thyssen Krupp Steel, Usinor | Places
de marché : ventes d'acier et achats pour les producteurs d'acier |
| Construction | Juin
2000 | Constructeo
: Vinci, GTM, Masaï | Place
de marché dans le domaine de la construction | Source :
Andersen Consulting, d’après données des sociétés,
septembre 2000
II.3. Perspectives

Dans
la mesure où l’intérêt des acheteurs comme des vendeurs est
clair, il paraît probable que le B2B se développe fortement à
moyen terme en France. Les
obstacles ne doivent toutefois pas être négligés : réticences
des acheteurs à remettre en cause des partenariats établis avec
certains fournisseurs, organisation des achats inefficiente, incompatibilités
des systèmes d’information entre entreprises, remise en cause des positions
le long de la chaîne de valeur, répartition des investissements lourds
à effectuer et captation de la valeur créée. Enfin,
le modèle de rémunération et la rentabilité des places
de marché demeurent encore dans une large mesure à vérifier :
si une analyse économique des modèles peut inciter à penser
9 que les
places de marché " neutres " et " verticales "
s’imposeront à terme, la rentabilité de celles-ci s’appuiera sur
des services qui restent encore largement à définir et qui devront
être plus larges que la simple rémunération sur les transactions
effectuées. Il est ainsi possible que nombre des initiatives actuelles
ne survivent pas à terme et que les premières réussites s’imposent
comme des modèles à suivre pour les autres acteurs et des " hubs "
autour desquels viendront s’agréger les autres services.
III.
TROIS OFFRES B2B PRÉSENTES
SUR LE MARCHÉ FRANÇAIS  |
III.1. Les
solutions de e-procurement pour l’acquisition de biens de Peregrine Systems

Martin Robillard, Marketing Program Manager, Peregrine Systems
-
Vous posez-vous souvent ce type de questions :
- • Quels
équipements possédons-nous ?
• Où se trouvent-ils ?
• Comment fonctionnent-ils ? • Combien nous coûtent-ils ?
• Quel impact ont ces équipements sur notre activité ? Peregrine
Systems est le leader mondial des solutions logicielles pour la gestion de l’infrastructure.
Notre offre intégrée permet aux entreprises de gérer le cycle
de vie complet des équipements des entreprises, depuis la gestion des transactions
électroniques avec vos fournisseurs, la gestion des équipements
au sein de l’entreprise et jusqu’à leur mise au rebut ou leur revente.
- L’offre
Peregrine donne aux entreprises la possibilité d’atteindre simultanément
deux objectifs essentiels :
-
Maximiser lutilité et la disponibilité de l infrastructure
des entreprises.
Contrôler le coût total de possession
de cette infrastructure et minimiser les investissements nécessaires à
lacquisition et à la gestion des équipements. III.1.1.
L’offre " buy side "
10  >
L’ "e-procurement" 11
au cœur du libre service de l’employé Au
cœur des nouvelles technologies permettant l’automatisation des approvisionnements
se trouve l’e-procurement. L’e-procurement ne peut être restreint aux seuls
achats en ligne d’équipements. Peregrine Systems a développé
le concept de Libre Service de l’Employé (ESS). Désormais, via une
simple interface intranet disponible sur son poste de travail, n’importe quel
collaborateur de l’entreprise peut commander les biens et des services nécessaires
à la réalisation de son travail : commander un équipement,
le faire réparer, demander de l’aide en cas de probléme, faire une
recherche au sein d’une base de connaissance, réserver une salle de conférence...
>
La solution Get.Resources ! Au
sein de sa suite Get.it ! pour le libre service de l’employé, la solution
Get.Resources ! permet aux collaborateurs de l’entreprise d’acheter, louer
ou sortir du stock les ressources dont ils ont besoin, réduisant ainsi
les coûts et les obstacles administratifs liés à de tels processus
d’approvisionnement. Le moteur de workflow de Get.Resources ! dirige les
demandes dans l’entreprise, permettant de respecter scrupuleusement les règles
d’autorisation en place dans l’organisation. >
Un véritable back office de gestion des équipements Contrairement
à la plupart des offres disponibles sur le marché, l’équipement
ainsi commandé ne devient pas un " électron libre "
dans l’inventaire de l’entreprise. Il est intégré au processus de
gestion du cycle de vie des équipements réalisé par AssetCenter,
solution leader en France avec plus de 600 références. L’installation,
les changements apportés à l’équipement, le support technique
nécessaire jusqu’à sa mise au rebut ou sa revente sont gérés
en permanence, permettant ainsi de déterminer les achats en fonction du
coût total de possession des équipements et pas seulement à
partir de leur coût initial d’achat. Solutions
Peregrine Systems pour la gestion de l’infrastructure 
III.1.2. L’offre " marketside "
12
>
Se connecter à qui ? Get.Resources !
est une solution d’e-procurement totalement ouverte et évolutive. Elle
vous permet de vous connecter à un catalogue fournisseur géré
à l’intérieur de l’intranet de l’entreprise, vous relier directement
à vos fournisseurs référencés et enfin à des
places de marché électroniques. Cependant, la plupart des places
de marché déjà mises en œuvre, vous impose des protocoles
de communication propriétaires qui vous obligent à des développement
technologiques coûteux. >
Get2Connect.net, des solutions ouvertes pour vos transactions électroniques Pour
répondre à cette problématique majeure, Peregrine Systems
a développé le portail e-commerce Get2Connect.net. Ce centre e-business,
multi-plates-formes et multi-protocoles, transforme les formats de données
et les rend compatibles avec ceux des fournisseurs ou autres partenaires commerciaux,
en assurant ainsi une connexion parfaite. Get2Connect.net
transforment les catalogues sous format électronique et les rend totalement
accessibles aux entreprises qui peuvent soumettre, passer en revue, modifier,
contrôler le contenu de leurs catalogues. Get2Connect.net
propose un ensemble de services essentiels pour assurer le bon fonctionnement
des échanges inter-intreprises : support client 24H/24, hébergement
de sites vitrines de fournisseurs, centre de ressources e-commerce. Get2Connect.net
assure également la mise en place et la gestion de places de marché
telles que Grocery.net dans le domaine alimentaire ou Get2Factory.net dans le
secteur automobile, sans pour autant imposer l’utilisation de ces places de marché,
puisque ce centre e-business est ouvert à de nombreuses autres places de
marché. Avec
plus de 40 000 utilisateurs et 1 million de transactions quotidiennes, Get2Connect.net
est le portail disponible aujourd’hui, opérationnel et fiable pour les
transactions électroniques interentreprises.
III.2.
La
solution "Le Compte Achats" d’Intelmatique (Groupe France Telecom)

Philippe Gros, Directeur Communication, Intelmatique Riche
de son expérience des services en ligne, et de son savoir-faire d’intermédiation
entre les entreprises et leurs fournisseurs, Intelmatique, filiale de la Division
Multimédia de France Télécom, lance un nouveau service à
valeur ajoutée sur Internet : Le Compte Achats. Le
Compte Achats est une solution innovante de commerce électronique inter
entreprises (BtoB) qui réunit autour d'une plate-forme les entreprises
et leurs fournisseurs. Le
Compte Achats permet aux entreprises d'acheter sur Internet des biens courants
(fournitures de bureau... ), mais aussi des services livrables en ligne (études,
logiciels...) sans avoir à utiliser une carte bancaire. Il
s'adresse donc autant aux Services Généraux qu'aux autres services,
comme les directions Marketing, Commerciales, Techniques, etc. Cette
offre qui simplifie les procédures d'achats des entreprises est particulièrement
bien adaptée aux besoins des PME-PMI. Elle permet de diminuer les coûts
de gestion administratifs et de suivre les dépenses par la délégation
contrôlée qui définit des droits spécifiques à
chaque utilisateur. Les
Fournisseurs, en adhérant au Compte Achats bénéficient d’un
marché plus vaste et peuvent déléguer la facturation et le
recouvrement à Intelmatique. III.2.1.
Le fonctionnement du Compte Achats  Un
administrateur de l’entreprise, crée un compte pour chaque utilisateur
sur la plate-forme Le Compte Achats. A ce compte peuvent être affectés
des plafonds divers (par utilisateur et par mois, par acte d’achat, par fournisseur,
global pour l’entreprise, etc.) et une liste de fournisseurs autorisés. Grâce
à ce compte, l’utilisateur peut effectuer sur Internet les achats dont
il a besoin pour le compte de l’Entreprise. En
fin de mois, les achats des utilisateurs sont agrégés sur une facture
unique par fournisseur. L’ensemble de ces factures est ensuite envoyé à
l’Entreprise, réduisant ainsi le nombre de documents à traiter. Le
fournisseur, peut quant à lui, se connecter sur la plate-forme pour suivre
en temps réel les ventes réalisées sur son site. Il doit,
pour ce faire, disposer d’un logiciel spécifique proposé par Intelmatique
à installer sur son site. III.2.2.
Avantages pour les entreprises 
- Le Compte
Achats est une solution simple pour acheter sur Internet qui ne nécessite
aucun investissement préalable.
- Il
offre une délégation contrôlée des achats par l'attribution
de droits spécifiques (plafonds, fournisseurs autorisés) aux personnes
habilitées.
- C'est
un moyen de diminuer les coûts administratifs en simplifiant les procédures
: suppression des bons de commande, diminution du nombre de factures.
- Il
fournit également un suivi des achats en temps réel ainsi qu'un
relevé mensuel détaillé par acheteur.
- Le
Compte Achats permet aux Directions marketing, commerciales, techniques... d'effectuer
leurs achats sur Internet sans avoir à utiliser une carte bancaire.
III.2.3.
Avantages pour les fournisseurs
L'avenir
des entreprises passe par une nouvelle façon de faire du business dans
lequel Internet jouera un rôle primordial. De plus en plus, les entreprises
vont se concentrer sur leur cœur de métier et bénéficier
d'outils performants pour le reste. Cette nouvelle culture de business passe notamment
par des places de marché où se rencontrent les acheteurs et les
fournisseurs pour des appels d'offres et d'autres services à valeur ajoutée. III.3.1.
Trouver rapidement un fournisseur  Le
service ANDTRADE! permet aux acheteurs de trouver les fournisseurs dont ils ont
besoin dans les catégories de prestations de service suivantes :
- Services
Internet : accès, création de site, hébergement,
formation
- Télécommunications :
nationales, internationales, téléphonie mobile
- Services
de bureau :
domiciliation, location de longue durée, location de courte durée
- Logistique :
déménagement
- Services
généraux : nettoyage
- Marketing :
mailing, fax-mailing, e-mailing, publicité, relations publiques, télémarketing
- Ressources
humaines : recrutement
par annonces, recrutement par approche directe
- Services
internationaux :
formation aux langues, traduction de documents
III.3.2.
Comment Acheter ?  ANDTRADE !
est une solution optimale pour trouver le bon fournisseur. Pour l’utiliser, il
suffit d’aller sur le site www.andtrade.com, de remplir un formulaire de demande
d’achat, et ANDTRADE ! se charge ensuite d’identifier les fournisseurs qui
peuvent répondre à cette demande. Ensuite, l’acheteur reçoit
directement par email, 5 propositions commerciales avec les coordonnées
des vendeurs avec qui il peut affiner son besoin et entrer en négociation
s’il le souhaite.
ANDTRADE!
offre de nombreux avantages aux entreprises : - facilité :
pour passer un appel d’offres il suffit à l’acheteur d’aller sur le site
www.ANDTRADE.com, de choisir la catégorie de service qu’il désire
et de formuler sa demande. Tout au long du process, ANDTRADE! accompagne l’utilisateur
dans sa démarche (guides d’achat, service clients, fiches des fournisseurs
ayant répondu...).
- rapidité :
- du temps de recherche : l’acheteur ne perd plus de temps ni à
chercher les coordonnées de fournisseurs ni à les appeler -
du délai de réponse : sous vingt-quatre heures, il reçoit
par mail cinq propositions commerciales de fournisseurs susceptibles de satisfaire
sa demande. - gratuité :
le service est entièrement gratuit pour l’acheteur
- qualité :
- adéquation
de l’offre à la demande : pour chaque catégorie de services,
un Expert a travaillé à l’élaboration d’un guide d’achat
et à l’établissement des critères sélectifs. Les offres
proposées à l’acheteur sont donc parfaitement adaptées à
sa demande et sélectionnées parmi les meilleures du marché.
-
qualité des fournisseurs : celle-ci est assurée en amont par
un credit-scoring (santé financière des prestataires) et un système
de notation des fournisseurs par les utilisateurs et par ANDTRADE!.
- objectivité :
- l’acheteur
bénéficie de la neutralité des Experts
-
les offres sont présentées aux acheteurs sous forme de tableau comparatif
en fonction des critères discriminants.
III.3.3.
Un nouveau mode de prospection commerciale pour les fournisseurs
 ANDTRADE!
est aussi un site web destiné aux fournisseurs, car il s’agit d’un nouvel
outil de prospection commerciale. Tout d’abord, c’est un nouvel accès à
des prospects qui permet aux vendeurs de faire de nouvelles affaires. Ensuite,
ANDTRADE! apporte aux fournisseurs des prospects identifiés et qualifiés,
ils connaissent ainsi leurs besoins dès le premier contact. Enfin, les
fournisseurs gagnent du temps et peuvent se consacrer à la phase de négociation
commerciale. C’est donc l’organisation commerciale des fournisseurs qui est modifiée,
car ils doivent intégrer ce mode d’acquisition complémentaire mais
aussi plus performant que les canaux classiques. En effet, le coût de prospection
commerciale est particulièrement compétitif puisqu’il se situe entre
10 et 20 euros, selon les catégories d’achat. Le service ANDTRADE! est
d’autant plus compétitif que la rémunération est seulement
effectuée lors de la mise en relation, pour un montant forfaitaire, et
non en fonction du montant de la transaction. Dans un contexte compétitif,
c’est donc un moyen de réduire ses frais de prospection commerciale. Pour
les fournisseurs aussi, ANDTRADE!, c’est une nouvelle culture de business ! La
vente sur ANDTRADE! permet aussi aux fournisseurs d’avoir une réelle place
sur Internet, ce qui augmente leur visibilité. Les entreprises peu présentes
sur Internet disposent ainsi d’un accès simple et instantané à
l’e-commerce, et à moindres frais. En effet, chaque vendeur peut facilement
inscrire ses services, et recevoir régulièrement des propositions
d’acheteurs. III.3.4.
Comment vendre ?  ANDTRADE!
simplifie les processus de vente en utilisant les outils offerts par Internet.
Le vendeur s’inscrit sur le site www.ANDTRADE.com en remplissant un formulaire
de référencement. Il reçoit automatiquement des appels d’offres
pour les services qu’il vend. Ainsi, chaque vendeur peut directement répondre
à la demande de l’acheteur et lui faire une proposition. Le vendeur qui
souhaite répondre à une offre et envoyer son devis devra s’acquitter
d’une participation fixe (10 à 20 Euros par mise en relation). Chaque vendeur
se doit d’être réactif aux demandes qu’il reçoit car ANDTRADE!
limite le nombre de réponses des vendeurs à 5 pour 1 demande, afin
d’éviter d’inonder l’acheteur de propositions et que ce dernier puisse
trouver le meilleur fournisseur le plus rapidement possible.
IV.
LE MARCHÉ AMÉRICAIN : situation et perspectives |
Alain
Alleaume, Consultant, Altaris L’essor
des places de marché aux Etats Unis est un phénomène qui
s’est amplifié depuis le second semestre 1999, et dont le concept reste
toutefois de création très récente. La
grande majorité des acteurs présents sur le marché est constituée
de start-up qui n’ont pas encore atteint leur point d’équilibre même
si leur valorisation représente parfois des montants considérables,
à l’image de sociétés comme Ariba ou Commerce One. Le
développement des places de marché est variable selon le secteur
industriel ; on assiste dans certains secteurs (services financiers, assurance,
informatique, équipements industriels, transports, fournitures générales
...) à une compétition très poussée qui conduira inévitablement
à des consolidations, sachant qu’à terme les experts estiment qu’il
ne devrait subsister que deux à trois places de marché par domaine
d’activité. On
constate actuellement une évolution très sensible de la nature des
services proposés. Cette évolution s’est traduite par l’apparition
de plusieurs types de places de marché correspondant à différentes
générations de modèles tels que représentés
ci-après : 
- la première
génération correspond au schéma développé par
Vertical Net : le concept de base est de créer des communautés
professionnelles par secteur d’activité, axées sur l’échange
d’informations et des services de type enchères. Vertical Net (www.verticalnet.com) compte
à ce jour plus de 60 places de marché spécialisées.
- la
seconde génération répond à l’objectif de faciliter
les échanges inter-entreprises par la mise en ligne de catalogues d’achats
permettant à un utilisateur de réaliser ses achats en ligne auprès
de n fournisseurs dont les catalogues sont accessibles depuis le place de marché.
- la
troisième génération est en voie de révolutionner
l’ensemble de toute une filière industrielle telle que celle de l’automobile
par exemple, par une approche d’intégration très poussée
des acteurs de la filière ; on utilise parfois le terme de plate-forme
coopérative. Celle ci s’appuie sur des outils d’automatisation et d’amélioration
des process tels que les outils de SCM (Supply Chain Management), CRM (Customer
Relationship Management) ou PDM (Project Data Management). Ces outils sont accessibles
depuis la place de marché en mode ASP (Application Service Provider i.e
hébergement de service applicatif)
- évolution
ultime, le knowledge management reste encore un concept balbutiant. La gestion
de la connaissance au sens large sera un des enjeux majeurs auquel vont être
confrontés les entreprises dans les années futures. Dans ce contexte
vont se développer des interfaces de plus en plus intégrées
entre l’environnement intranet des entreprises et les places de marché
spécialisées qui fourniront du contenu d’information spécifique
accessible de manière personnalisée via un portail individuel.
Les
éléments qui permettent de caractériser le marché
américain du B to B sont les suivants : En
premier lieu les Etats Unis sont indiscutablement les précurseurs sur le
marché du B2B : en 1999 ils ont représenté 70 % du trafic
mondial du e-commerce, ce chiffre devant être mis en perspective avec le
poids de l’économie américaine qui représente environ 29
% du commerce mondial. Cette part prépondérante va aller en s’amenuisant
au fur et à mesure que l’ensemble des pays industrialisés vont développer
les échanges inter entreprises sur le Net tel que le montre le tableau
suivant : Prévision
de l’évolution de la part du commerce B2B aux Etats-Unis par rapport
au commerce mondial B2B de 1999 à 2003 ; source :
World Bank 1999 , eMarketer 2000.
Par ailleurs le nombre d’entreprises aux Etats Unis réalisant du commerce
en ligne a augmenté de façon spectaculaire en quelques mois :
8 % seulement des entreprises en 1999 réalisaient des transactions sur
le web contre environ 35 % d’ici fin 2000. Majoritairement, il s’agit de grands
groupes ou d’entreprises de taille moyenne. Les petites entreprises (SME pour
Small and Medium Enterprises) restent encore en retrait par rapport à l’utilisation
des Nouvelles Technologies.
Quant
à la tendance sur le comportement des entreprises en matière de
e-business, les experts estiment que celles-ci utilisent aujourd’hui davantage
les places de marché comme outil d’achats, que comme outil de vente en
ligne. Une estimation du cabinet eMarketer donne une projection à l’horizon
2003 estimant à 80 -90 % la proportion des entreprises qui réaliseront
une partie de leurs achats sur Internet, contre 30 à 40 % qui y réaliseront
une partie de leurs ventes. Des
études très poussées sur le marché et les perspectives
du B to B, aux USA en particulier, ont été réalisées
par des institutions financières telles que Morgan Stanley, Goldman Sachs,
Lehman Brothers. Elles sont accessibles sans frais sur le net à partir
de certains sites spécialisés qui donnent des informations à
caractère général sur le domaine du B to B. Citons trois
sites particulièrement intéressants dont les adresses internet sont
les suivantes : www.netb2b.com , www.netmarketmakers.com et www.b2business.net.
NOTES 1
Source : IDC, Internet commerce market model, 1999 
2
"Hier, les entrepreneurs développaient des affaires. Aujourd’hui,
les entrepreneurs créent des modèles de développement"
3
Source : Enquête Andersen Consulting sur les sites offrant des prestations
transactionnelles, juin 2000. 
4
Source : Les grandes entreprises françaises et l’Internet, Benchmark group,
mars 2000.
5
Source : Euro eMarketplaces top hype, Forrester, Mai 2000 
6
Source : Les grandes entreprises françaises et l’Internet, Benchmark group,
mars 2000
7
Source : "eProcurement, une nouvelle perspective économique",
Andersen Consulting, juin 2000. 
8
idem note 5 
9
Sources : B2B eCommerce in Europe, Morgan Stanley Dean Witter, Mai 2000 ; 
Euro eMarketplaces top hype, Forrester, Mai 2000
10
Buy Side : Processus d’acquisition. 
11
e-procurement : Automatisation du processus d’achat .
12
Marketside : portail internet regroupant les offres de multiples acheteurs pour
les proposer à de multiples acheteurs.
12/10/2000
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