Maîtriser l'éclairage naturel en espaces de bureau
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DOSSIER RÉALISÉ PAR... |
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MURS, PLAFONDS
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Sommaire 1.
Lumière
et confort au travail 2. Réflexion
sur l’éblouissement 3.
Réduire la luminance 4.
Eviter les reflets 5.
Un screen à deux niveaux de protection Marquée
du sceau de la transparence, l’architecture contemporaine accorde une place importante
au matériau verre, en particulier dans les immeubles du tertiaire. Cette tendance
architecturale a entraîné l’apparition du concept de protection solaire, question
à prendre en compte en amont du projet car c’est un facteur décisif pour le confort
des utilisateurs et un point déterminant de la gestion du bâtiment en matière
d’énergie. Les matériaux de protection solaire doivent être aujourd’hui intégrés
dans l’acte de construire.
Concernant l’aménagement
des lieux de travail, l’INRS (Institut national de recherche sur la sécurité),
indique que " maîtriser l’éclairage naturel est primordial dès la conception des
lieux de travail pour garantir un éclairement suffisant adapté aux besoins du
personnel, en particulier la vision sur l’extérieur, et pour éviter des inconvénients
comme les apports thermiques ou l’éblouissement ". Les
textes concernant l’éclairage naturel posent deux exigences principales (art.R
235-2 du Code du travail) : - les
bâtiments doivent être conçus et disposés de manière que la lumière naturelle
puisse être utilisée pour l’éclairage des locaux affectés au travail, sauf dans
les cas où la nature technique des activités s’y oppose.
- les
locaux destinés à être affectés au travail doivent comporter à hauteur des yeux
des baies transparentes donnant sur l’extérieur, sauf en cas d’incompatibilité
avec la nature des activités envisagées.
La directive européenne
n° L 15/18 du 21/6/90 indique que " les postes de travail doivent être aménagées
de sorte que les sources lumineuses telles que les fenêtres et les autres ouvertures,
les parois transparentes ou translucides ainsi que les équipements et parois de
couleur claire ne provoquent pas d’éblouissement direct et entraînent le moins
possible de reflet sur les écrans. Les fenêtres doivent être équipées d’un dispositif
adéquate de couverture ajustable en vue d’atténuer la lumière du jour qui éclaire
le poste de travail ".
1. Lumière et confort au travail
La
bonne gestion de l’apport de lumière naturelle est essentielle pour la qualité
de vie sur les lieux de travail ; élément du confort de l’utilisateur, elle n’est
pas sans influence sur la productivité. L’aspect ergonomique de la lumière naturelle
est en retard par rapport aux études réalisées depuis longtemps par le secteur
de la lumière artificielle. Une situation qui a incité le fabricant de stores
d’occultation " screen " Hexcel Fabrics à associer à ses recherches produits le
groupe " Lumière et rayonnement électromagnétique " de l’Ecole nationale des travaux
publics de l’Etat (69-Vaulx-en-Velin). Dirigé par le docteur Marc Fontoynont et
accrédité par le CNRS, ce laboratoire mène des recherches sur l’environnement
visuel du lieu de travail et qui visent à déterminer les conditions optimales
de confort visuel selon les tâches, le moment de l’année, la température ambiante,
la couleur de la lumière...
2. Réflexion
sur l’éblouissement
De
cette collaboration est né un dossier sur la " Gestion de l’éclairage naturel
au travail " (téléchargeable sur www.screenplus.com)
tandis que des expérimentations visaient à une définition optimale du nouveau
produit Screen Plus de l’industriel. L’éblouissement
génère une fatigue oculaire préjudiciable pour la vision et l’organisme. Pour
comprendre son mécanisme, il convient d'observer le fonctionnement de l’œil. L'image
de la scène que nous regardons se reproduit (à l'envers) sur notre rétine. Des
photo-récepteurs situés sur la rétine transmettent cette information en direction
du nerf optique, puis du cerveau où elle est analysée. Ces photo-récepteurs ont
besoin d'un niveau d'éclairement optimal pour fonctionner, et cette régulation
est apportée par la pupille qui se dilate d'une façon automatique selon la luminosité
extérieure, plus particulièrement celle correspondant à la direction d'observation.
En présence d'une source de lumière parasite, certains photo-récepteurs reçoivent
des éclairements excessifs, la pupille se ferme alors davantage. Afin de maintenir
la vision centrale, l'homme essaie de réduire cet inconfort en plissant des yeux,
ou en déplaçant son regard. Il en résulte une augmentation des fréquences de dilatation
et de rétraction de la pupille générant à terme une fatigue oculaire.
3. Réduire
la luminance
La
" luminosité " d'une surface se mesure et s’exprime par le biais de la luminance,
exprimée en candela par m* (cd/m*). La luminosité de la
baie est la première source d'éblouissement sur le lieu de travail. L'éblouissement
dû à une source de lumière diminue lorsque celle-ci s'éloigne du centre du champ
visuel. Ainsi, les luminaires situés au dessus des occupants et les parties supérieures
des baies ne génèrent que très peu d'éblouissement. Un store va permettre de réduire
la luminance de la baie. Ramenées à moins de 500 cd/m*, les luminances
ne créent pas de perturbation visuelle pour l'utilisateur. Notre
pupille se dilate en fonction de la luminance de la zone du champ visuel située
au centre, le champ de vision net correspondant à une ouverture de l'ordre de
1°. Lors d’un travail sur écran, la zone balayée atteint 15°. La norme NF 35-103
recommande que les luminances présentes dans le champ central (cône de 30°) ne
soient pas trop éloignées de la valeur de la luminance de la tâche visuelle, dans
un rapport ne dépassant pas 3 ; pour un écran à 50 cd/m*, les luminances
du champ central doivent donc être comprises entre 16 et 150 cd/m*.
Cette même norme suggère que pour les luminances situées dans un cône de 90°,
ce rapport soit de 10. Pour réduire l'éblouissement inconfortable, il est souhaitable
que les protections solaires permettent de maintenir la luminance de la baie en
deçà de 500 cd/m*.
4. Eviter
les reflets
Avec
la gêne créée par les reflets sur écran, il ne s'agit plus du fonctionnement de
l'œil, mais d'une perte de lisibilité de l'information due à la présence d'un
reflet. Ce reflet se traduit par une image de luminance supérieure (ou voisine)
à celle de l'information figurant sur l'écran (de 5 à 50 cd/m*), rendant
difficile voire impossible la lecture des signes. Même si les écrans d'ordinateurs
ne sont pas très réfléchissants (facteur de réflexion de l'ordre de 10%), toute
source lumineuse dont la luminance dépasse 500 cd/m* peut être considérée
comme source de gêne au travail sur ordinateur, car elle génère alors des reflets
de l'ordre de 10 cd/m*. Les sources de luminance supérieure à 500 cd/m*
doivent donc être placées de façon à ne produire aucun reflet (cas des sources
d'éclairage artificiel) ; s'il est impossible de déplacer la source de luminance
(cas de la baie vitrée), elle devra être réduite à moins de 500 cd/m*.
Un screen de facteur de transmission de l'ordre de 5 à 10% permet de supprimer
totalement le reflet dû à la luminosité de la fenêtre et donc la gêne pour la
lecture sur écran.
5. Un
screen à deux niveaux de protection
La
recherche d'une réduction des reflets gênants sur les écrans d'ordinateurs conduit
à une réduction importante des quantités de lumière pénétrant la pièce, typiquement
dans un rapport de 20 (pour une occultation dont le facteur de transmission est
de 5%). On a alors des niveaux d'éclairement à l'intérieur fortement réduits qui
peuvent tomber en dessous de 100 lux, nécessitant alors le recours à l'éclairage
artificiel. D'où l'idée d'apporter un complément de lumière naturelle sans générer
de reflets sur les écrans d'ordinateur. Le
principe du Screen Plus d’Hexcel Fabrics est d’offrir un complément lumineux en
partie haute : jusqu’à 2 m de hauteur le store filtre la lumière à 94 %, alors
qu’au-dessus, le tissage moins dense ne filtre qu’à 80 %. Toutefois, le tissage
est continu pour éviter la présence d'un raccord qui serait préjudiciable sur
le plan visuel. L’apport lumineux en partie haute est d'autant plus important
que les revêtements de la pièce sont clairs. Pour
des conditions de ciel couvert de forte luminosité, telles qu'on les rencontre
en été (luminance de ciel atteignant ou dépassant les 10 000 cd/m*),
le screen doit être totalement baissé. Par rapport à un screen normal, Screen
Plus fourni alors 60% de lumière en plus pour l'éclairage ambiant. Pour des conditions
ensoleillées, lorsque le soleil est assez bas sur l'horizon, les pénétrations
lumineuses sont également augmentées d'environ 60%. Bien
qu'il laisse rentrer plus de rayonnement solaire qu'un screen à maille unique,
Screen Plus ne conduit pas à un échauffement particulier du vitrage, grâce à la
convection naturelle accrue permettant d'évacuer la chaleur à l'extérieur. Les
armures utilisées offrent une protection solaire qui augmente avec la hauteur
du soleil au dessus de l'horizon. Ce phénomène est particulièrement intéressant
pour protéger l'occupant situé à moins de deux mètres de la baie. Le fait de disposer
d'un accroissement de transmission lumineuse en partie supérieure offre de nouvelles
possibilités dans la création d'ambiances lumineuses. L'utilisateur peut ainsi
gérer des apports lumineux complémentaires en partie haute et en partie basse
du store en le relevant de quelques dizaines de centimètres. L'intérêt peut être
un apport complémentaire de lumière sur le plan de travail, dont le niveau est
parfaitement ajustable. Sur un déplacement du store de moins de 40 cm, une large
gamme d'ambiances est ainsi possible. Le
Soltis 99 de Ferrari est une autre solution qui participe au confort visuel sur
les lieux de travail. La technologie Précontraint qui lui est appliquée permet
d’obtenir un facteur solaire de 20 % contre 40 % pour un tissage traditionnel.
Cette technique brevetée consiste dans le tissage de fils polyester haute ténacité
qui sont enduits, le tissu subissant une prétension durant toute la fabrication,
donnant ainsi un coefficient d’allongement négligeable et permettant de contrôler
parfaitement les ajourations. Soltis 99 fait appel à deux innovations : d’une
part, des ajourations savamment équilibrées bloquent au maximum le flux lumineux
en préservant une visibilité intégrale et, d’autre part, la face recto est systématiquement
métallisée pour éliminer le restant de flux lumineux et ne laisser passer que
10 % de la lumière. Luc
Bachélerie Rédacteur en chef
07/12/2000
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