La conduite efficace d'un projet de Gestion Technique de Bâtiment
L'Analyse
fonctionnelle : un
outil indispensable à la réussite d’une installation de GTB
| UN
DOSSIER RÉALISÉ PAR... |
| |
| | RÉFÉRENCES
54 rue de Milly - 91540 MENNECY Tél.
: 01.69.90.51.82 • Fax : 01.69.90.51.82 |
| |
|
Sommaire Réaliser
un projet pertinent et économiquement justifié - 1.
Les préalables à l’analyse fonctionnelle
- 1.1.
Le
projet d’entreprise
1.2.
Les différents cas de projet - 1.3.
La programmation
2.
L'analyse fonctionnelle des métiers - 2.1.
La
climatisation
2.2. L’éclairage
2.3. Les
occultations 2.4. L’alimentation
électrique 2.5. Le
contrôle des accès 2.6. La
sûreté et la sécurité
- 3.
L’analyse
fonctionnelle appliquée à la GTB
- 3.1.
S’appuyer
sur les besoins fondamentaux
3.2. Evolution
des besoins 3.3. Impliquer
tous les acteurs 3.4. Rechercher
l’objectivité 3.5. Gérer
les changements 3.6. Assurer
la pérennité 3.7. Prendre
l’ouverture en compte
4. L’analyse financière- 4.1.
Chiffrer
les solutions
4.2. Evaluer
leur impact sur l'utilisation
4.3. Modèle
du coût global -
5. Les phases qui suivent l'analyse fonctionnelle- 5.1.
La
validation du projet
5.2. La
rédaction du cahier des charges 5.3. La
documentation et la formation 5.4. L’accompagnement
en phase de rodage -
Conclusion
Réaliser
un projet pertinent et économiquement justifié
Le responsable
des services généraux qui est confronté à la réalisation
d’un projet de GTB doit s’interroger sur les moyens de réaliser
un équipement adapté, sans lacune, tout en maîtrisant le coût.
Il ne dispose pas de toutes les compétences et devra s’entourer de
ressources de savoir-faire. Il devra, aussi, s’assurer que tous les acteurs
de l’entreprise, ou jouant un rôle dans le projet, auront pu exprimer
leurs besoins, leurs attentes, leurs souhaits. L’analyse
fonctionnelle est un exercice qui lui permettra de justifier ses choix tant en
terme d’organisation que financièrement. Cette phase devra être
menée par un professionnel compétent. Mais, au préalable,
le responsable des services généraux devra avoir mené à
bien deux autres phases très importantes.
1.
Les préalables à l’analyse
fonctionnelle
 1.1.
Le
projet d’entreprise  Son
existence atteste de la réalité du projet et, donc, d’objectifs
qui y sont liés. En définissant un projet d’entreprise, on
se force à cerner tous les facteurs qui déclenchent le projet et
qui en fixent les règles et les conditions : -
Les raisons qui poussent à engager ce projet et qui peuvent être
très diverses.
- Les
objectifs de temps qui peuvent être dictés par des obligations liées
à la stratégie d’entreprise mais aussi à des facteurs
économiques, humains, etc.
- Les
contraintes qui vont devoir être prises en compte. A ce stade, ce n’est
encore que des difficultés que l’on pressent et qui devront être
analysées dans la phase suivante.
Cette
phase doit aboutir à un document de synthèse qui servira de base
à toutes les actions ultérieures. Ce document sera écrit
et définira avec le plus de précision possible :
- Les objectifs
- Les
contraintes
- Les
délais
Il
est possible que la perspective de ce projet revête un aspect strictement
confidentiel. Dans ce cas; les intervenants seront choisis parmi les acteurs qui
peuvent être informés. Les contraintes de confidentialité
seront clairement explicitées. Si on doit faire appel à des consultants,
ils devront s'engager, légalement à respecter la confidentialité
des informations dont ils devront se servir. 1.2.
Les
différents cas de projet 
- Les projets
ne se ressemblent pas tous. Les différences tiennent à des facteurs
qui concernent la position que le projet occupe dans la vie du bâtiment :
-
• Rénovation ou réhabilitation de tout ou partie d’un
ensemble immobilier.
• Construction d’un ensemble neuf. -
Dans ce dernier cas, on notera le cas ou seule la GTB est rénovée.
Mais le projet peut aussi être singularisé par la nature du rapport
entre celui qui va mener le projet (le Maître d’ouvrage) et l’entreprise
qui occupe et utilise les locaux : - L’entreprise
utilisatrice fait elle-même construire ou rénover et, de ce fait
enrichit son patrimoine.
- L'entreprise
utilisatrice fait construire ou rénover pour elle-même, mais confie
la Maîtrise d'ouvrage à un tiers.
- Un
promoteur investit dans une construction ou une rénovation et cherche ensuite
à louer ou vendre.
Chaque
projet est un cas particulier et possèdes sa propre structure d'investissement
et d'utilisation. Les relations entre les partenaires dépendent largement
des contraintes commerciales et contractuelles. Le promoteur cherchera à
valoriser son offre tout en limitant le coût de l'équipement.
L'utilisateur aura plus d'exigences de services, de confort et d'image. Un
autre acteur, important, est l'exploitant existant ou futur. C'est lui qui va
devoir faire durer les équipements, les optimiser, les maintenir. Cette
exploitation peut être assurée par les services généraux,
partiellement ou totalement confiée à des prestataires. La GTB est
un outil entre les mains de l'exploitant ; Encore faut-il qu'il soit adapté
à son mode d'exploitation et qu'il en ait la maîtrise. Il est donc
tout à fait normal que l'exploitant participe au projet. 1.3.
La
programmation  Elle
constitue une phase importante dans laquelle l'entreprise définie le plus
clairement possible et avec le maximum de précision, ce qu'elle attend
de la réalisation du projet. Le document obtenu doit indiquer :
- Les objectifs
- Les
fonctions de service attendues.
- Les
contraintes de réalisation.
Pour
parvenir à un document qui emporte l'adhésion de tous il est indispensable
d'impliquer les acteurs clé de l'entreprise dans toute la mesure du possible.
Il appartient à la Direction et aux services généraux de
définir les participants à ce groupe de travail. L'objectif est
de faire en sorte que la plupart des fonctions soient partie prenante dans le
projet : - Services
généraux
- Sécurité
- Direction
informatique
- Direction
de la production dans le tertiaire industriel
- Des
représentants des services utilisateurs...
Cette
liste n'est qu'une suggestion. Dans chaque entreprise devant élaborer un
projet, elle sera différente. Elle doit être construite de manière
à obtenir le consensus sur les options prises. >
La méthodologie La
Direction doit nommer un comité des pilotage qui pourrait, par exemple,
comporter un Directeur, le responsable des services généraux et
un chef de service. Son rôle n'est pas de participer mais, idéalement,
de suivre, de contrôler et de mesurer la progression du groupe de travail.
Pour obtenir les meilleurs résultats, le groupe de travail doit se fixer
des objectifs de temps et se donner les moyens de les contrôler par la mesure
de jalons datés. C'est le Comité de pilotage qui validera les jalons
et en assurera le contrôle. Les réunions du groupe de travail
doivent être précisément programmées et les chefs de
service de l'entreprise doivent être sensibilisés à l'importance
de ces réunions Ils doivent faciliter la présence de leurs employés
à ces réunions et leur laisser le temps de faire ce dont ils auront
été chargés durant les réunions précédentes.
Un des membres du groupe de travail devra avoir la fonction d'animateur. Il sera
chargé d'organiser les réunions, d'en faire le compte rendu et de
rendre compte au comité de pilotage. Les comptes rendus seront réalisés
succinctement pendant les réunions et signés par les participants.
Dans toute cette phase, l'entreprise aura intérêt à s'adjoindre
l'assistance d'un ou de plusieurs consultants. Ceux-ci auront une mission d'assistance
à la Maîtrise d'ouvrage. Ils seront choisis en rapport avec leurs
compétences dans les technologies concernées par le projet.
Si ce projet comporte une part suffisante de GTB, on cherchera un consultant qui
connaisse les automatismes, les réseaux et les logiciels qui devront participer
à la supervision. Il devra, en outre, posséder une compréhension
suffisante des métiers que la GTB devra contrôler; climatisation,
alimentations électriques, installations de sécurité, etc. Les
services généraux doivent, dans cette phase, imposer à l'équipe
de programmation de prendre les contraintes d'exploitation et de maintenance en
compte. Deux cas peuvent se présenter : Les services généraux
contrôlent bien l'exploitation et la maintenance. C'est, dans ce cas, à
eux de définir et de faire connaître les servitudes liées
à l'exploitation et à la maintenance. L'exploitation et la maintenance
sont largement délégués à des prestataires externes.
C'est à eux de définir les besoins et les règles Si les prestataires
ne sont pas connus, ou si on met en doute leur capacité à conseiller
utilement, il est utile de demander l'assistance d'un consultant spécialisé
dans le conseil en exploitation et maintenance. >
Le document produit A
la fin de cette phase, l'entreprise doit fournir un document qui permettra à
la Maîtrise d'œuvre de concevoir et de faire exécuter le projet.
Ce document doit refléter les souhaits de l'ensemble du groupe de travail.
Il doit être validé par le comité de pilotage. IL comportera
un scénario d'utilisation suffisamment précis pour que le concepteur
soit capable de choisir des solutions adaptées aux besoins exprimés
plus ou moins clairement. Dans ce sens, le Programme se doit de rester un
document fonctionnel. Il ne doit décrire que ce que les utilisateurs entendent
faire de leur bâtiment. Il doit aussi fixer les contraintes qui peuvent
être de délais mais, aussi, de réalisation. Ceci est particulièrement
sensible lorsque les bâtiments sont réhabilités. Dans ce cas
il n'est pas rare que les travaux doivent être réalisés dans
des bâtiments occupés. Les contraintes deviennent lourdes. Un
autre type de contraintes concerne les technologies à employer. Par exemple,
une entreprise fait réhabiliter un bâtiment alors qu'elle en occupe
plusieurs. Dans les autres bâtiments elle utilise une technologie de contrôle
d'accès. Si elle souhaite que les badges puissent continuer d'être
utilisés dans tous les bâtiments, elle va devoir imposer l'utilisation
de la même technologie. Ceci devient une contrainte qui doit figurer dans
le Programme Lorsque le Maître d'œuvre aura pris connaissance du
programme, il pourra commencer l'analyse fonctionnelle.
2. L'analyse
fonctionnelle des métiers
Les
professionnels qui réalisent des applications techniques dans le bâtiment
doivent pratiquer une analyse fonctionnelle qui est généralement
plus simple que celle qui concerne la GTB. La démarche est, cependant,
très voisine. Nous allons brièvement passer en revue l'approche
de l'analyse fonctionnelle pour les différents métiers du bâtiment.
Nous verrons, ensuite, les similitudes et les différences avec l'analyse
de la GTB. 2.1.
La
climatisation
- L'analyse
fonctionnelle prend en compte les besoins de confort :
- •
Température
•
Hygrométrie •
Ventilation, renouvellement d'air •
Suppression des pollutions... Mais
elle analyse aussi des facteurs d'utilisation comme les temps de fonctionnement,
les occurrences de charge de froid ou de chaud, les possibilités de diminuer
la dépense énergétique par des systèmes de réglage
adaptés.
Elle définit, aussi, la pertinence des choix techniques au regard de la
finesse des résultats obtenus et de la dépense énergétique.
Un exemple connu est le choix de maintenir ou non un taux d'humidité
relative. Le confort procuré par ce dispositif est indiscutable. Si on
demande son avis à un occupant "averti" sa réponse sera sans aucun
doute favorable au contrôle de l'humidité. Pourtant, le concepteur
devra prendre en compte le surcoût d'exploitation qu'entraîne un tel
dispositif sur une période d'exploitation donnée. Comme
tout choix technique, elle est un compromis entre ce qui est souhaité par
les occupants et ce q'il est raisonnable d'investir et d'exploiter. Comme
dans tous les métiers, la climatisation fera l'objet d'une définition
de la qualité de ses constituants. Cette qualité jouera un rôle
important. D'une part, elle entraînera un surcoût. D'autre part, elle
permettra un usage plus long et un entretien moindre, ce qui provoquera des économies
- On voit
déjà avec la climatisation, quelles vont être les sensibilités
qui vont jouer sur l'analyse fonctionnelle :
-
•
Les besoins, attentes, envies des utilisateurs.
•
Les contraintes de l'investisseur et son incontournable gestion budgétaire.
•
Les répercussions sur la qualité et sur le coût de l'exploitation. 2.2.
L’éclairage

Le niveau et la qualité de l'éclairage jouent un rôle non
négligeable dans la perception du confort par les occupants. L'efficacité
et l'ambiance de travail sont, aussi, influencé par ces facteurs. L'analyse
fonctionnelle prendra en compte ces besoins. Elle tiendra compte de l'utilisation
des ordinateurs de bureau dont la généralisation a profondément
modifié les habitudes en matière d'éclairage. Ecrire à
la main, lire des dossiers nécessitent un éclairement fort, de l'ordre
de 600 lumens. Travailler sur un écran demande un niveau bien inférieur
de près de 50 %. Il sera, la plupart du temps, indispensable de permettre
de faire individuellement varier le niveau d'éclairement. On
pourra, aussi, envisager un réglage automatique de la lumière artificielle.
Celui-ci diminuera le niveau lorsque le local bénéficiera de la
lumière naturelle. Ces dispositifs permettent de substantielles économies
qui compensent, dans le temps, la dépense supplémentaire que leur
mise en place engendre. 2.3.
Les
occultations 
Mise à jour
du site FM SERVICE
|