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E-mail : euroexpertise@wanadoo.fr

Auteur : Francis FELGATE, Expert agréé

Sommaire

1. Introduction

2. Définitions
2.1. La taxe foncière
2.2. La taxe professionnelle
2.3. La taxe d'habitation
2.4. La taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et entrepôts
2.5. La taxe sur les Grandes Surfaces
2.6. La taxe locale d'équipement
2.7. Surface Hors Oeuvre Brute (S.H.O.B.)
2.8. Surface Hors Oeuvre Nette (S.H.O.N.)
.
3. Comment optimiser ?
3.1. Il faut savoir
3.2. Intervention d'un conseil spécialisé
3.3. Services et outils proposés
 
4. Quels peuvent être les résultats ?


1. Introduction

- Les taxes locales sont perçues au profit des collectivités locales (régions, départements, communes, communautés urbaines, etc.)
- Les taux sont votés par les collectivités
- Le choix de l’implantation d’un site immobilier nécessite une étude préalable pour déterminer les « meilleurs coûts fiscaux »
- Ce choix sera décisif pour toute la durée de vie de l’immeuble et de son occupant, tant vis à vis des taxes foncières, que professionnelles ou encore des taxes sur les bureaux, entrepôts et locaux commerciaux. Une implantation réfléchie sera source d’économies importantes, tant pour le propriétaire que pour l’occupant, améliorant ainsi le ratio de rentabilité de cette opération immobilière.

2. Définitions

2.1. La Taxe Foncière

- Produit Annuel : 16 500 000 ¤

- Articles du CGI : 1380 et suivants.
Documentation de base administrative : Série 6-IDL, Division C

- Base d’imposition : surface pondérée multipliée par un prix au m2 (méthode par comparaison) ou prix de revient des immobilisations passibles de la taxe foncière (méthode comptable).

- Déclaration à chaque modification physique ou d’utilisation de l’immeuble  : Modèles P, H, C, U

- Remarques :
La Taxe Foncière, demeure l'élément déterminant de l'évaluation des autres produits fiscaux. Une erreur à ce titre, entraîne une cascade de coûts indus, et ce, tout au long de la vie de l'immeuble ou de l'entreprise. A contrario, une économie réalisée dans ce domaine est donc récurrente et source de profit, souvent méconnue.

2.2. La Taxe Professionnelle

- Produit Annuel : 27 440 000 ¤

- Articles du CGI : 1447 et suivants
Documentation de Base : Série 6-IDL, Division E

- Base d’imposition : valeur locative cadastrale majorée d’un coefficient d’actualisation(méthode par comparaison) ou prix de revient des immobilisations passibles de la taxe foncière (méthode comptable), 16 % des équipements et des biens mobiliers, et la masse salariale.

- Déclaration annuelle : Déclaration 1003 au 31/12.

2.3. La Taxe d’habitation

- Produit Annuel : 10 975 000 ¤

- Article du CGI : 1407 et suivants
Documentation de Base : Série 6-IDL, Division D

- Base d’imposition : surface pondérée multipliée par un prix au m2.

- Déclaration annuelle : aucune, sauf en cas de modifications physiques ou d’utilisation de l’immeuble.

2.4. La Taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et entrepôts

- Produit Annuel : Pas de statistiques officielles, le produit variant lors de chaque changement de destination par immeuble.

- Article du CGI : 231 ter.

- Base d’imposition : surface taxable multipliée par un prix au m2 fixé par commune.

- Déclaration annuelle : Déclaration 6705 pour le 1er mars.

2.5. La Taxe sur les Grandes Surfaces

- Produit Annuel : Pas de statistiques officielles, le produit variant lors de chaque changement de destination par immeuble et d’autre part fluctuant en fonction du chiffre d’affaire de l’occupant.

- Loi 72-657 du 13/07/72.
Redevables : établissements de plus de 400m2 et chiffre d’affaire supérieur à 460 000.

- Base d’imposition : surface taxable * prix au m2 variable en fonction du chiffre d’affaires.

- Déclaration annuelle : Imprimé Cerfa 10439*03 et 10440*02 pour le 15 avril.

2.6. La Taxe Locale d’équipement

- Produit Annuel : Pas de statistiques officielles, cette taxe étant due uniquement lors de la délivrance d ‘un permis de construire

- Articles du CGI : 1585 A, C, D et E
Documentation de Base : Série 6-IDL – Division F – Chapitre 1er – Section 3.

- Base d’imposition : Surface Hors Œuvre Nette multipliée par une valeur au m2 variable selon la catégorie des immeubles.

- Déclaration : lors de l’obtention du permis de construire

2.7. Surface Hors Oeuvre Brute (S.H.O.B.)

Le premier alinéa de l'article R212-2 du code de l'Urbanisme dispose que « la surface du plancher hors oeuvre brute d'une construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau de la construction ».

D'autre part, la circulaire n° 90/80 du 12 novembre 1990 du ministère de l'Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer précise « qu'elle doit être mesurée de manière à prendre d'une part l'épaisseur de tous les murs (extérieurs et intérieurs, porteurs ou constituant de simples cloisonnements) et, d'autre part, tous les prolongements extérieurs d'un niveau tels que les balcons, loggias et coursives ».


La SHOB comprend donc :
- les rez-de-chaussée et tous les étages,
- tous les niveaux intermédiaires,
- les combles et sous-sols aménageables ou non,
- les toitures terrasses, accessibles ou non.

Elle ne comprend pas :
- les auvents ne constituant que des avancées de toitures,
- les terrasses non couvertes de plain-pied avec le rez-de- chaussée,
- les acrotères, bandeaux, corniches ou marquises,
- tous les vides qui, par définition, ne constituent pas de surface de plancher et
notamment les trémies d'escaliers, d'ascenseurs ou de monte-charges.

Ne constituent pas davantage des surfaces de plancher les marches d'escalier, les cabines d'ascenseur et les rampes d'accès. En revanche, constitue de la surface hors oeuvre brute la partie du niveau inférieur servant d'emprise à un escalier, à une rampe d'accès, ou la partie du niveau inférieur auquel s'arrête la trémie d'un ascenseur.

2.8. Surface Hors Oeuvre Nette (S.H.O.N.)

Au deuxième alinéa de l'article RI 12-2 du code de l'Urbanisme, elle s'obtient en déduisant de la S.H.O.B. les éléments suivants :

a) première déduction :
« les surfaces de plancher hors oeuvre des combles et des sous-sols non aménageables pour l'habitation ou pour les activités à caractère professionnel, artisanal, industrie ou commercial ».
b) deuxième déduction : «les surfaces de plancher hors oeuvre des toitures-terrasses, des balcons, des loggias, ainsi que des surfaces non closes au rez-de-chaussée »
c) troisième déduction : « les surfaces de plancher hors oeuvre des bâtiments ou des parties de bâtiments aménagées en vue du stationnement des véhicules ».
S.H.O.N. = S.H.O.B. - (a + b + c)

> Commentaire concernant la première déduction :
Pour établir si une surface située en combles ou en sous-sol peut être déduite, la circulaire n° 90/80 du 12 novembre 1990 précise qu'il convient de s'appuyer sur les critères suivants :
- hauteur des locaux (sont déduites les surfaces dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre),
- affectation des locaux (sont déduits les locaux non aménageables en raison de l'usage qui en est fait),
- consistance des locaux (sont déduits les locaux non aménageables en raison de leur impossibilité à supporter des charges liées à l'usage, ou en raison de l'encombrement de la charpente).

3. Comment optimiser ?

3.1. Il faut savoir


- Par quelle méthode est évaluée la valeur locative ?

Les services du cadastre, pour déterminer l’évaluation de la taxe foncière ou la valeur locative servant à calculer les autres impositions locales, agissent-ils  :
(a) - En venant vérifier sur place la surface et l'affectation des biens ?
(b) - En étudiant avec attention le permis de construire ?
(c) - En recopiant les déclarations faites par le contribuable?
La bonne réponse est (c), tout en sachant qu'à défaut de déclaration, ou dans le cas de déclaration jugée anormale, le cadastre procédera à une "évaluation d'office" - (ce qui est le cas 7 fois sur 10, et bien entendu le contribuable n'en sera pas informé...)

- À quand remonte la dernière révision générale des bases de calcul ?
Elle date de 1970 pour le bâti, et de 1961, pour le non bâti. Ces valeurs ne correspondent plus à la réalité des valeurs locatives réelles de ce jour, notamment parce qu’elles ne prennent pas en compte les démolitions, les sinistres, les changements d’utilisation ou la modification de l’environnement du bien. Les bases de calcul reposent sur des méthodes et des termes de comparaison jamais révisés, sauf à la hausse, par l'application de coefficients multiplicateurs forfaitaires, et ce, quel que soit :
(a) - l'age de l'immeuble
(b) - l'entretien de l'immeuble
 (c) - l'environnement de l'immeuble
(d) - le taux et la qualité d'occupation de l'immeuble

- Délai de réclamation ?
Attention, il est  court. Dans la majeure partie des cas, la réclamation ne portera que sur l’année N et N-1 ; toutefois et selon certains critères, la période de remboursement peut porter sur un retour en arrière de 5 ans

- Attention, aussi, à la  perte des exonérations pour les constructions nouvelles si le délai de déclaration de 90 jours est dépassé.
De plus, il convient de préciser que, même si vous remplissez consciencieusement votre déclaration et que vous commettez une erreur en votre défaveur, celle-ci vous sera opposable ad vitam aeternam...

- Enfin,  il est essentiel de remarquer que les baisses d’impôt obtenues, grâce à la vérification des bases de calcul, sont récurrentes sur la durée de vie de l’immeuble.

3.2. Intervention d’un conseil spécialisé

Impôts complexes, lourds, peu connus ; ces impôts directs locaux doivent être vérifiés par des intervenants extérieurs expérimentés, à même d'étudier leur bien-fondé, suivant les textes de lois et l'évolution de la jurisprudence au quotidien

L’intervention consiste à examiner les différentes bases d'imposition et à contrôler les diverses possibilités de pondérations, d'abattements ou de réductions diverses dont peut bénéficier le contribuable.

Le conseil présentera ensuite au contribuable un rapport détaillé chiffrant les économies décelées et préconisant les modalités de réduction, ou les réclamations à établir afin de pouvoir en bénéficier dans les meilleurs délais.

Les honoraires de conseil sont principalement fondés sur les dégrèvements obtenus et notifiés par l’Administration Fiscale sur l’année en cours et les années non prescrites. Les frais de déplacements, de recherche et d’intervention d’experts extérieurs (hors géomètres experts et réalisations de plans) sont, dans le cas des cabinets les plus connus, à la charge du conseil  (principe : «  pas d‘économies, pas de facturation » !).

Les statistiques de l’un des premiers cabinet français, basées sur 7000 dossiers, démontrent que 7 fois sur 10, un dégrèvement peut être obtenu et que la moyenne de dégrèvement correspond à environ 25 % de l’impôt annuel.

3.3. Services et outils proposés

> Outils de recherche d'un conseil
Pour vous aider au cours de votre processus de sélection d’un cabinet spécialisé, FMService vous propose :

RSG DATA, le guide de recherche multicritères, pour identifier une « short list »

EXPO FM, le salon permanent du FM, pour finaliser votre choix.

> Service de Veille fiscale
FMservice, en association avec un cabinet spécialisé, sélectionne pour vous, chaque mois, ce qu'il faut savoir :
- L'actualité : jurisprudence, nouvelles dispositions, ...
- Les points à souligner : délais, procédures, définitions, ...

Pour consulter la Veille : cliquer ici

> Informations utiles
FMservice vous propose des sites et ouvrages suivants :
• Sites Web recommandés :
WWW.batifiscalite.com
WWW.revue-fiduciaire.fr
WWW.legifrance.gouv.fr

WWW.finances.gouv.fr

WWW.imprimerienationale.fr

• Ouvrages de référence :
Le Code Général des Impôts
Les Nouvelles Fiscales
La Documentation de Base Administrative – Série 6 – IDL
La Documentation Organique

4. Quels peuvent être les résultats ?

Les cas résumés ci-dessous présentent quelques exemples  d’économies obtenues par un cabinet de conseil spécialisé :

> Cas 1

Une société foncière nous a confié l’analyse des éléments servant de bases à l’imposition des impôts locaux, pour une surface de bureaux de 2.232 M2.

L’examen méthodique de chaque lot, de sa surface et de son usage, a permis de réaliser une économie annuelle de :
8 518 ¤ au titre de la Taxe Foncière.
2 411 ¤ au titre de la taxe sur les bureaux en île de France.
5 003 ¤ en matière de taxe professionnelle pour son locataire.

> Cas 2

Suite à des constatations effectuées sur un ensemble de bureaux de 850 M2, celles-ci ont permis de révéler des surfaces aveugles, (considérées fiscalement comme des bureaux éclairés), des bureaux transformés en archivage, des petits bureaux transformés en « OPEN-SPACE » et un état d’entretien moyen.

L’organisme gestionnaire de ces bureaux a obtenu, grâce à notre vérification, un dégrèvement annuel  de 2 592 ¤ en taxe foncière.

> Cas 3

Un centre d’affaires parisien a bénéficié d’une révision de sa valeur locative foncière, compte tenu du fait, qu’une partie des bureaux, anciennement loués à des clients,  avait été transformée en salle d’archives pour son propre compte ; la modification portait sur 1.200 M2, l’économie fiscale a représenté :

18 % du montant l’imposition annuelle, avec des incidences non négligeables en matière de taxe professionnelle pour les clients.

> Cas 4

Pour 87 agences d’une grande banque française, réparties sur la région parisienne, nous sommes intervenus pour négocier avec l’administration fiscale, un nouveau choix des locaux de références et la pertinence des coefficients de pondération ;

Les impositions ont subi des baisses de plus de 22 %.

> Cas 5

Une entreprise internationale de services nous a contacté afin d’obtenir notre avis sur le meilleur choix fiscal concernant une future implantation de bureaux en île de France.

Sur les 4 sites étudiés, une économie de 47 % a pu ainsi être réalisée sur : Taxe Foncière, Taxe Professionnelle, Taxe sur les bureaux, Taxe locale d’Equipement et Redevance pour création de bureaux en IDF.

> Cas 6

Une entreprise de travaux publics, a été surprise de constater qu’elle avait réglé  depuis plus  de 20 ans, une imposition annuelle de 30 490 ¤,   pour un terrain servant de dépôt de matériel alors que l’imposition normale n’était que de 1 829 ¤ par an.

Il s’agissait d’une erreur du cadastre qui considérait toujours et depuis plus de 20 ans, ce dépôt, comme une usine toujours en activité. La déclaration de démolition, n’ayant pas été prise en compte.

L’impôt payé à tort sur la période s’élevait donc à : 573 208 ¤.









07/05/2002


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