Panorama du FM Immobilier en France
| UN
DOSSIER RÉALISÉ PAR... |
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| | GFM
- Groupement pour le Facility Management
16 rue Rosenwald - 75015 PARIS Tél.
: 01 53 68 91 18 Fax : 01 53 68 91 19 |
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Sommaire
- Introduction
: Taille du Parc Immobilier français (PIF) et répartition par
secteur dactivité
1.
Quest-ce
que le Facilities Management ? 2.
Taille
du marché FM 3.
Tendances
du marché - 3.1.
Secteur des bureaux
3.2.
Secteur
de lenseignement 3.3.
Secteur
de la santé 3.4.
Autres
secteurs - 4.
Les
acteurs
- 4.1.
Prestataires ensembliers
4.2.
Administrateurs
de biens 4.3.
Equipementiers,
installateurs, ingenieries 4.4.
Les
sociétés de FM global dorigines étrangères
4.5.
Les
conseils et bureaux détudes - 5.
Facteurs
de développement
- 5.1.
Positionnement amont
5.2.
Positionnement
aval - Conclusion
Introduction Taille
du parc immobilier français (PIF) et répartition par secteur d'activité
Il
semble qu'il n'existe pas réellement d'étude officielle qui sectorise
le parc immobilier français et qui indique clairement sa taille. Les chiffres
qui vont être cités ici sont puisés dans des études
réalisées par le BIPE (Bureau dInformations et de Prévisions
Economiques) pour un "observatoire de la maintenance immobilière et
tertiaire 1998 ", ou encore par l'Institut Français du Management
Immobilier Apogée. Ils servent de base à la détermination
de situations conjoncturelles et de prospectives. Le
classement par secteur du BIPE est le suivant : Il
prend en compte, d'une part les secteurs d'activités économiques
et d'autre part les grands types d'usage de ces bâtiments. Le
classement par ordre décroissant de surfaces cumulées se présente
ainsi (source BIPE, bâtiment tertiaire horizon 2000).
Pour compléter, on estime qu'il faudrait ajouter 1 milliard de m²
d'habitats individuels et 500 millions de m² de locaux industriels et
divers (armée
), ce qui porte le total du P.I.F. à plus de
2,8 milliards de m². 1.
Qu'est-ce
que le Facilities Management ?
"Facilities",
un terme que les anglo-américains utilisent pour désigner les "installations"
au sens "implantations". Il s'agit donc d'un ensemble de bâtiments,
d'équipements divers, d'environnements, de services techniques, logistiques
et d'infrastructures. Le mot peut aussi bien s'appliquer à un site (port,
aéroport, base, industrie
) qu'à un bâtiment ou une installation
technique. Depuis
une quinzaine d'années, la gestion et le pilotage ("management")
de ces facilities constituent un véritable métier en soi avec ses
techniques, ses méthodes, son savoir-faire. A ce titre, il est d'ailleurs
enseigné dans les universités aux USA, en Grande Bretagne, en Hollande,
et maintenant en France. Le
Facility Management, ainsi conçu, ne correspond pas à la juxtaposition
ou au regroupement de diverses activités sous un seul commandement, mais
à la globalisation de tous les éléments constitutifs dans
un "système" cohérent. Ce système constitue un
tout dont les éléments sont en interaction constante, et plus ou
moins complexe, avec l'environnement. La complexité la plus forte réside
dans les flux d'information et de communication et dans le contrôle de la
grande variété de relations que l'ensemble présente à
de nombreux niveaux. Dans
le cas d'un immeuble tertiaire, on considère que le système FM doit
avoir pour buts, selon les choix stratégiques, de :
- délivrer
aux résidents l'ensemble des services et fournitures qui permettent l'exécution
de leurs métiers dans les conditions optimales (environnement, performances
techniques, sécurité, confort, hygiène
),
- procurer
aux gestionnaires et aux investisseurs les meilleures conditions technico-financières
d'exploitation du patrimoine,
- refléter
une image de qualité des occupants et de leurs activités, du propriétaire
Ainsi,
on peut proposer, de façon non exhaustive, la représentation suivante
du système de relations et d'échanges :
2. Taille
du marché du FM
Ce
paysage une fois brossé, on peut s'interroger sur la taille du marché
du FM en France. Après avoir souligné combien celui-ci est encore
peu structuré, on risquera quelques chiffres pour le secteur tertiaire.
En effet, les logements et les bâtiments agricoles ne sont pas concernés
et pour ce qui est du secteur industriel pur, la notion de FM s'éloigne
de notre champ et sera abordée uniquement pour des immeubles industriels
qui s'apparentent au tertiaire. Chiffres
clés DEPENSES
D'EXPLOITATION ET DE MAINTENANCE plus de 700 milliards de Francs par an

SECTEUR
TERTAIRE 115 milliards de francs (dont 82 sous-traités) 
D'autres
chiffres devraient compléter ces tableaux : - les
télécommunications, qui deviennent pourtant l'un des budgets principaux
de la dépense, mais qui dépendent directement des activités
exercées par les occupants des sites (1,3 à 1,8% du chiffre d’affaires
des entreprises),
- la
restauration, en partie payée par le client final,
- les
parcs automobiles,
- le
courrier qui, comme les télécommunications, dépend de l'activité
principale de l’entreprise (SICEP, le Salon International du Courrier Electronique
et Postal – prochaine édition le 14 & 15 mars 2001 au CNIT Paris
la Défense),
- la
reprographie qui, à côté d’un niveau de service que l’on
peut considérer comme standard, peut aussi dépendre de la nature
même des activités exercées par les résidents du site...
On
peut considérer que l'ensemble des dépenses pourrait dépasser
1 000 milliards de Francs par an. Ce chiffre est considérable
puisqu'il approche celui du budget de l'entreprise "France" (1 500 milliards
de Francs). Entre
ce montant de dépenses et la taille du marché des prestations, le
fossé est immense ! En premier lieu, parce qu'une grande partie de
ces dépenses est payée directement à des concessionnaires
(énergie, eau) ou à des opérateurs (Télécoms).
En second lieu, parce que les métiers s'exercent encore beaucoup en interne.
Le transfert d'activités de l'interne vers l'externe, qui s’opérait
lentement jusqu’alors, connaît aujourd’hui une rapide accélération,
bien que présentant des différences selon les secteurs d'activité. En
excluant la restauration, on peut avancer un montant actuel du marché accessible
de l'ordre de 300 milliards de Francs, répartis selon les secteurs
d’activité suivants :
| Energie et Maintenance |
130 Milliards
de Francs | | Nettoyage |
77 Milliards
de Francs | | Accueil
/ Sécurité | 44
Milliards de Francs | | Gestion |
73 Milliards
de Francs |
On verra plus loin qu'aujourd'hui, en totalisant les chiffres d'affaires estimés
des plus grandes sociétés (ELYO FM, DALKIA FM, SICE, CEGELEC...),
on ne parvient pas à dépasser 3 milliards de Francs.
Le
chemin qui reste à parcourir est donc impressionnant et beaucoup s'interrogent :
le FM se généralisera-t-il un jour en France ? Il
faut constater que depuis le début des années 90, le concept s'est
développé et commence à se matérialiser fortement.
Cependant, un mouvement se précise très nettement aujourd'hui, et
tout porte à croire que la France, même si elle clame aussi son exception
culturelle dans ce domaine, se prépare à imiter les pays anglo-saxons.
C’est ainsi que nous voyons de grandes sociétés internationales
procéder à des opérations sur leurs immeubles, et de grandes
sociétés françaises réorganiser leurs services en
les structurant selon le concept FM. 3.
Tendances du marché
 3.1.
Secteur des bureaux
L'un
des marchés les plus porteurs est certainement celui des bureaux. On l'a
vu dans la présentation du parc immobilier, il faut distinguer les bureaux
administratifs, c'est-à-dire ceux des ministères et des collectivités,
de ceux du secteur privé. Il s'agit en effet de deux mondes extrêmement
différents. >
Secteur Public Le
secteur public en France est dominé par une logique particulière
qui tient à des facteurs autant historiques que réglementaires. Historiquement,
les activités "logistiques" et de maintenance étaient
considérées comme peu stratégiques. Elles sont confiées
principalement à des équipes internes de fonctionnaires, réparties
en services cloisonnés et rarement coordonnées. Le parc reste en
majorité ancien et souvent dispersé. Réglementairement,
les marchés sont régis par le "code des marchés publics",
situation qui ne favorise pas des relations commerciales souples avec le client.
Il fige les contrats, leurs modes de rémunération et leur remise
en concurrence. Toutes ces contraintes ont été établies pour
"moraliser" le marché et organiser des mises en concurrence qui
aboutissent le plus souvent à donner les marchés au "moins
disant". Sur le parc neuf cependant, on observe que les nouveaux concepts
de garantie de résultat, de maintenance préventive, de globalisation
de prestation et de montages financiers innovants apparaissent. Le
management reste interne, mais des contrats importants ont été confiés
à des sociétés extérieures (ex : Ministère
des Finances à Paris Bercy). Ils restent malgré tout éloignés
du FM, souvent multitechniques et plus rarement multiservices. >
Secteur privé C'est
dans le secteur des bureaux "privés", c'est-à-dire celui
des entreprises privées, que se trouve le plus grand mouvement favorable
au FM. Plus particulièrement centré sur le patrimoine des grands
groupes, il se met en place souvent de façon interne, avant de s'externaliser. Les
facteurs qui favorisent l'ouverture du marché proviennent de plusieurs
origines : Le facteur d'organisation influe surtout sur le recentrage
sur les métiers de base (le core et le non core), la professionnalisation
des équipes de services généraux et l'optimisation du service
rendu. Ceci correspond à l'évolution technique des constructions
et aux exigences de plus en plus grandes de la part des organisations comme des
individus vis à vis du confort, de l'hygiène, de la sécurité
et de l'environnement technique de l'espace de travail. Le facteur de réduction
des coûts intervient de diverses manières. La première,
antagoniste de la complexité croissante liée aux exigences citées
précédemment, cherche à limiter les dépenses.
La seconde correspond à une recherche de rentabilité des surfaces
et des implantations. Elle est souvent la conséquence des grands mouvements
de restructuration des organisations, de compression des effectifs, de regroupements,
de fusions... Elle se traduit par des déménagements, des acquisitions
de bâtiments neufs et, à l'intérieur même des bâtiments,
par des mouvements continus d'aménagements accompagnés de perpétuelles
évolutions des techniques (bureautique, télécommunications,
réseaux, reprographie, nouveaux concepts de bureaux virtuels...). Ces
tendances favorables au FM se trouvent plutôt dans les sociétés
du secteur industriel qui utilisent des parcs de bureaux dont elles sont soit
propriétaires, soit locataires d’immeubles entiers ou bien de surfaces
relativement importantes. Dans
le cas de grands immeubles en multi-locations ou de petites surfaces, la situation
est différente. Pour les immeubles importants à locataires multiples,
l'organisation des services et de la maintenance reste séparée entre
les "parties communes" des immeubles et les "parties privatives"
de chaque locataire. Cette séparation gêne la vision globale
du FM ou du moins la limite à la mise à disposition de services
communs banalisés. On parle alors plus volontiers de "multiservice".
Il ne s'agit pas d'une tendance lourde, même si quelquefois les gestionnaires
de tels immeubles cherchent à élargir leur offre vers des services
"à la carte" pour les résidents. Ces services se présentent,
par exemple, sous la forme de " kiosques " pour la reprographie,
les voyages, la visioconférence, l'organisation de réunions, manifestations,
déje
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