Des matériaux neutres pour la santé et l'environnement
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DOSSIER RÉALISÉ PAR... |
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MURS, PLAFONDS
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La
démarche de qualité environnementale dans la construction se doit d'intégrer les
notions d'isolation thermique - afin d'économiser les ressources énergétiques
et de réduire les rejets dans l'atmosphère - et d'isolation acoustique, le bruit
étant l'une des sources de nuisance les plus mal vécues par nos concitoyens. Mais
la question se pose alors de l'innocuité des matériaux utilisés pour réaliser
l'isolation. La mise en cause de l'amiante a eu des répercussions sur les laines
minérales, de roche ou de verre, dont on a recherché les effets sur la santé,
en particulier sur les conséquences de l'ingestion de microfibres. Les formulations
récentes des fibres minérales ont permis d'augmenter leur solubilité dans l'organisme
et de les rendre " non classées cancérogènes ", ce qui ne supprime pas toute dangerosité
mais doit malgré tout rassurer l'utilisateur. 1.
Laines minérales testées Les
laines minérales commercialisées en France par l'ensemble des industriels du Filmm
(Syndicat des fabricants d'isolants en laine minérale) bénéficient de l'exonération
de la classification cancérogène, en application de la note Q de la Directive
97/69/CE adoptée par la Commission européenne en décembre 1997 et transposée en
droit français en août 1998. Cette directive a pour objet le classement des laines
minérales d'isolation et des fibres céramiques réfractaires selon leur diamètre
et leur composition chimique. Les
laines minérales y sont classées dans la catégorie 3 comme " substances préoccupantes
pour l'homme en raison d'effets cancérigènes possibles mais pour lesquelles les
informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante ". Toutefois,
les laines minérales qui satisfont à des critères précis de biopersistance ne
rentrent pas dans cette classification et c'est le cas de l'ensemble des produits
des industriels du Filmm qui ont tous passés les tests de biopersistance avec
succès, ce qui les rend non classés cancérogènes. Ces résultats favorables semblent
indiquer que l'utilisation de ces laines en isolation thermique ou acoustique
et en protection incendie des bâtiments ne pose pas de problème particulier pour
la santé. Peuvent toutefois subsister des irritations cutanées pour certaines
personnes lors de leur manipulation. Reste
le problème de leur réaction au feu : le matériau isolant brut est incombustible
mais le liant ajouté pour donner la stabilité mécanique au matelas de fibres est
composé de phénol et d'urée formaldéhyde qui peut se dégrader à 170°C en libérant
du gaz carbonique et des formaldéhydes. Isolant
neutre et stable, le polystyrène expansé ne relargue aucune substance chimique.
Mais il doit obligatoirement être utilisé derrière un parement qui joue un rôle
d'écran en cas d'incendie car il libère alors du monoxyde de carbone. 2.
L'alternative du végétal Le
souci environnemental explique le développement des isolants végétaux qui n'émettent
aucun COV. Toutefois, ils demandent des traitements fongicides et insecticides
et doivent être ignifugés, ce qui soulève la question de l'innocuité des additifs.
L'observation du marché montre une demande croissante de clients désirant mettre
en œuvre dans leurs constructions des matériaux d'origine végétale. Ceux-ci ont
tendance à sortir du marché de niche où ils étaient enfermés pour toucher de nouvelles
cibles, maîtres d'ouvrage ou maîtres d'œuvre, ayant des préoccupations environnementales
très ciblées (voir chantier page 20). Ce qui explique l'initiative d'Isover qui
commercialise désormais une gamme d'isolants en laine de chanvre. Autre
nouveauté, l'arrivée de la laine de coton utilisée pour l'isolation des
combles perdues. La société Isoa a mis au point un produit naturel, 100 % recyclable
et totalement bio-soluble pour l'organisme humain. Cette laine est issue de
coton vierge et de coton recyclé et obtenue par effilochage pour optimiser sa
capacité d'isolation. Elle est traitée contre le feu, les insectes et l'humidité
par pulvérisation de sels minéraux. Son application s'effectue par soufflage dans
les combles. Au cours de cette opération, un système de projection breveté permet
l'ajout de liants naturels qui empêchent toute volatilisation ou tassement de
l'isolant. Luc
Bachélerie Rédacteur en chef 20 Février 2003
21/02/2003
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