Marché de l'installation électrique
| UN
DOSSIER RÉALISÉ PAR... |
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| | FFIE
- Fédération Française des Installateurs Electriciens
5 rue Hamelin - 75116 PARIS Tél.
: 01.44 05 84 00 Fax : 01.44 05 84 05 E-mail
: ffie@ffie.fr Site
Web : www.ffie.fr
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Sommaire
- 1. Présentation
du secteur
-
- 2.
Organisation
économique du secteur
- 2.1.
Structure
2.2.
L'évolution
du chiffre d'affaires 3.
Perspectives
du secteur-
3.1.
Evolution
technologique et diversification des activités
3.2.
L'offre
globale de service 3.3.
Qualification
et formation
1.
Présentation
du secteur  L'activité
de l'installation électrique recouvre les missions d'études et de
conception, de réalisation et de maintenance des équipements électriques
dans les locaux résidentiels, tertiaires et industriels. Elle concerne
également pour partie l'activité "réseaux" et l'éclairage
extérieur (public ou privé), ainsi que la gestion des équipements
des collectivités locales (signalisation, mise en valeur des monuments
et bâtiments communaux et gestion technique des équipements).
Ces
activités s'exercent principalement dans deux domaines qui sont le reflet
des marchés du secteur : >
L'équipement électrique général à dominante
"courant fort"
Activités liées avec installations électriques de base
(alimentation électrique et applications courantes, éclairage, chauffage...)
réalisées dans les bâtiments : ces activités regroupent
la réalisation des équipements électriques généraux
de confort dans tous types de locaux : domestiques, industriels et tertiaires.
>
L'équipement électrique spécialisé concernant la sécurité,
la communication et la gestion technique des bâtiments
- Cet ensemble
comprend :
-
les activités liées à l'installation d'équipement
de sécurité des biens (alarmes incendies, alarmes techniques)
et des personnes (alarmes intrusion, contrôle d'accès, vidéo
surveillance, etc...)
les activités
liées aux installations téléphoniques privées,
au pré-câblage informatique, à la pose d'antennes de
réception aux systèmes de distributions des informations (voix,
données, images, etc.). Cette activité recoupe également
en partie le secteur de réseaux au niveau de la distribution des informations.
Les activités liées à
la gestion des consommations énergétiques, à l'automatisation
des installations, la régulation des systèmes de chauffage, de climatisation,
de conditionnement d'air.
2. Organisation
économique du secteur

2.1.
Structure
 >
Les installateurs dans la filière électrique
Les installateurs
exercent leur activité dans le cadre de chantiers dans le secteur immobilier
ou industriel (cette activité de "chantier" étant parfois complétée
par une activité d'atelier (ex.: montage d'armoires électriques
de distribution, tableautiers, ensembliers). Ces travaux d'installations sont
réalisés à partir des matériels qui leur sont fournis
par les constructeurs de matériel électrique (de transport, de transformation,
de distribution de l'énergie électrique, appareillage, câbles,
et équipements spécialisés dans les différentes fonctions
: éclairage, conditionnement d'air, gestion technique, sécurité,
communication...). Compte
tenu de l'importance des gammes de matériels et produits mis en œuvre,
les installateurs assurent généralement leur approvisionnement auprès
de distributeurs, grossistes en matériel électrique qui sont organisés
en réseau avec des points de livraison locaux eux-mêmes alimentés
par des plates-formes régionales de distribution. Les
installateurs, au contact direct des donneurs d'ouvrages et prescripteurs, constituent
ainsi un maillon central de la filière électrique qui va de la production
d'énergie à l'utilisateur final, qui recherche à la fois
un confort d'utilisation dans les différentes applications, une continuité
de service et une parfaite sécurité.
>
Les domaines d'intervention - Les
activités de l'installation électrique s'exercent essentiellement
dans 3 domaines principaux :
-
le résidentiel diffus ou collectif
(logement) ;
les activités tertiaires
qui regroupent de nombreux domaines d'intervention (petit tertiaire privé
: commerces, professions libérales ; moyen et grand tertiaire privé
: grande distribution, services, loisirs et culture, établissements de
soins, hôtellerie, transports ; tertiaire public : services publics, enseignement,
recherche, collectivités locales, hôpitaux
), chaque domaine
ayant ses propres spécificités et ses attentes précises au
regard des services apportés et des contraintes ;
les activités industrielles qui touchent à la fois aux
bâtiments industriels et annexes (production, logistique, services, bureaux
)
et au process industriel.
Les
entreprises doivent donc faire preuve d'une multicompétence avec des équipes
spécialisées dans chacun des domaines compte tenu de la spécificité
de certains équipements et des contraintes liées aux conditions
d'exploitation des locaux et équipements (fonctionnalités, règles
de sécurité, continuité de service...). Le secteur tertiaire
arrive en tête des activités suivi par l'industrie et le résidentiel.
>
Les entreprises
La
profession de l'installation électrique regroupe d'après les dernières
statistiques officielles plus de 35.000 entités de taille fort diverses
: . plus de 30.000 entités sont constituées d'entreprises
artisanales de moins de 10 salariés (dont 26.000 artisans travaillant seuls
ou avec 1 ou 2 salariés) : leur activité s'exerce essentiellement
dans le secteur résidentiel (notamment le résidentiel "diffus")
mais aussi dans des créneaux très spécifiques. Ces
entreprises, plus de 90 % en nombre représentent 35 % des actifs intervenant
sur le marché ; - l'essentiel de l'activité est en effet réalisé,
par les entreprises de plus de 10 salariés : notamment les entreprises
de plus de 20 salariés (environ 1.300 entités, soit moins de 5 %
en nombre) qui emploient 55 % des actifs. Le
statut de ces entreprises est varié puisque l'on rencontre à la
fois des entreprises régionales de proximité et les majors du secteur
implantés localement dans le cadre de filiales, directions régionales
ou agences. La
grande part de l'activité (45 %) est réalisée par des entreprises
de taille moyenne de 20 à 500 salariés (au nombre de 1200).
Le secteur emploie globalement près de 200.000 actifs (salariés
ou artisans). On observe depuis les dernières décennies une tendance
à la concentration du secteur, concentration essentiellement financière,
de nombreuses entreprises familiales régionales ayant conservé au
sein de certains groupes une certaine autonomie.
Le mouvement actuel de dérégulation du marché de l'électricité
se traduit par une forte recomposition du paysage professionnel avec la
constitution de pôles énergétiques autour des producteurs-distributeurs
européens et des majors de l'installation électrique. Ce
phénomène se traduit par une certaine bipolarisation, les entreprises
moyennes parvenant toutefois à combler le handicap de la taille par leurs
avantages liés au service de proximité, à la flexibilité
et à un relationnel important vis-à-vis de la clientèle.
Les PME s'efforcent également de combler ce handicap grâce à
la mise en place de réseaux permettant de constituer un maillage
sur l'ensemble du territoire et de mettre en commun des services et une expérience
de terrain forte et diversifiée.
Nombre
d’Etablissements selon leur taille
| Ensemble
| Artisans
| 1
ou 2 salariés | 3
à 9 salariés | 10
à 19 salariés | 20
à 49 salariés | 50
à 499 salariés | 500
salariés et plus | |
35
376 | 15
744 | 10
347 | 6
037 | 1
433 | 892
| 406
| 13
| | 100
% | 45
% | 30
% | 17
% | 4
% | 2,9
% | 1
% | 0,1
% |
2.2.
L'évolution
du chiffre d'affaires
 Le
chiffre d'affaires de la profession se situe autour de 90 milliards de francs.
Après avoir subi au début de la dernière décennie
un ralentissement (bien que moins sensible que pour les autres activités
du bâtiment) lié à la crise économique et plus particulièrement
dans le domaine immobilier, l'activité s'est fortement redressée
durant les 3 dernières années avec de bonnes perspectives pour
l'année 2001. La
baisse des taux d'intérêt pour les prêts à l'habitat
ainsi que les mesures gouvernementales et notamment la diminution de la TVA sur
les travaux de rénovation et d'amélioration ont accentué
la croissance dans le secteur résidentiel rencontrée depuis deux
ans. La
reprise des investissements dans le secteur industriel puis le secteur tertiaire
privé et public (bureaux, commerces, services, équipements de loisirs,
bâtiments d'enseignement et de recherche, bâtiments collectifs, administrations
locales...) qui représentent près de 70 % de l'activité des
entreprises importantes et de taille moyenne, assure un développement
sensible de l'activité (plus de 7 % durant l'année 2000). Effectifs
selon la taille des entreprises
| Ensemble
| Artisans
| Moins
de 10 salariés | 10
à 19 salariés | 20
à 499 salariés | 500
salariés et plus | |
168
077 | 15
744 | 41
103 | 18
786 | 75
789 | 10
655 | | 100
% | 9
% | 25
% | 11
% | 45
% | 10
% |
3. Perspectives
du secteur

Le
domaine de l'installation électrique connaît des évolutions
très fortes sur le plan technologique liées à la mise
à disposition de nouvelles technologies associant les courants forts
et les courants faibles mais aussi sur le plan qualitatif compte tenu des
attentes croissantes des donneurs d'ouvrages en terme d'offre globale et de qualité
de service. 3.1.
Evolution
technologique et diversification des activités
Ainsi,
on note la possibilité du renforcement de la position des installateurs
électriciens sur des créneaux porteurs tels que : .
la climatisation, les installateurs électriciens ayant décidé
de s'investir sur ce créneau, . le marché de l'automatisme
et du bâtiment intelligent capable d'apporter à l'occupant
des avantages de flexibilité, de sûreté, de fiabilité,
de communication et de confort le tout géré par un organe central,
un poste de commandement. Les
installations électriques sont de plus en plus sophistiquées, elles
associent d'autres techniques (électronique, informatique, etc.) pour répondre
aux nouveaux besoins :
- Les
équipements de sécurité
pour la protection des biens (alarmes incendies, alarmes techniques) et des personnes
(alarmes intrusion, contrôle d’accès, vidéo surveillance,
etc.)
- Les
équipements téléphoniques privés, au précâblage
informatique, à la pose d’antennes de réception aux systèmes
de distributions des informations (vois données images, et.)
- Les
équipements liés à la gestion des consommations énergétiques
(gestion d’abonnement EDF), à l’automatisation des installations (portails,
volets, ...), la régulation des systèmes de chauffage, etc.
Pour
piloter l’ensemble des équipements localement ou à distance, les
installateurs, en combinant les technologies issues des filières électrique,
informatique, de télécommunication, climatique, est en mesure de
proposer des solutions innovantes au monde du bâtiment résidentiel,
commercial ou industriel. Ainsi
apparaissent de nouveaux marchés de plus en plus transversaux pour
répondre aux nouvelles attentes en matière de fonctionnalité
et de service des utilisateurs et clients des entreprises. Depuis
quelques années, les entreprises du secteur jouent de plus en plus un rôle
d’intégrateur, c’est à dire d’installateurs de systèmes en
alliant conseils et compétences accrues sur le plan technique, commercial
et relationnel. 3.2.
L’Offre
Globale de Service
 Au
delà des évolutions technologiques et de l’élargissement
de la gamme des fonctionalités mise à disposition des utilisateurs
des équipements électriques et énergétiques, la profession
de l’installation électrique se doit de prendre en compte les attentes
très fortes de la clientèle en vue d’un service très large
de qualité. >
Une exigence d’offre globale de la part de la clientèle vis-à-vis
de l’entreprise d’installation électrique.
Cette
offre doit comporter : - des
conseils préalables au lancement des études et des travaux
avec un véritable dialogue client / prestataire ;
- La
nécessité d’intégrer au stade de la conception les contraintes
d’usage et les possibilités d’évolution de l’ouvrage ;
- Une
véritable maîtrise d’œuvre avec une forte implication au niveau des
études et du suivi ;
- Une
capacité à prendre en charge l’ensemble des problèmes
rencontrés autour d’un projet.
Ceci
concerne non seulement les activités traditionnelles, avec la nécessité
de maîtriser l’ensemble des technologies (courants forts, courants faibles,
nouvelles technologies) avec une réelle capacité d’expertise
au regard de l’évolution des techniques. Mais
ceci concerne également l’ensemble des lots techniques, les clients souhaitant
désormais avoir à faire à un interlocuteur unique (d’où
le rôle d’entreprise générale que peuvent jouer les entreprises,
ou un rôle moteur au sein de groupements multitechniques).
Cette
approche inclut également la prise en compte du coût global du
client, l’intégration du volet maintenance, parfois même
les solutions de financement.
>
Il s’agit désormais d’une offre globale de prestations :
- Conseil
et étude,
- Installation,
- Fourniture
de prestations complémentaires (garanties techniques, obligation de résultat),
- Mise
en main, conseils d’utilisation, service après-vente,
- Maintenance,
- Voire
formation.
L’installateur
devient ainsi à la fois un concepteur, un conseiller technique,
un véritable partenaire assurant un suivi régulier des attentes
du client, avec une exigence d’écoute et de service, une exigence de qualité,
de réactivité, de disponibilité. C’est
la démarche qu’ont engagé les professionnels notamment dans le cadre
de charte et de réseaux comme ceux mis en place par la Fédération
Française de l’Equipement Electrique et le Club Maintenance constitué
d’un réseau de professionnels lié par une Charte Qualité.
3.3.
Qualification
et formation

Soucieuses
de la qualité des interventions de leurs collaborateurs, du respect des
règles de sécurité pour les personnes et les biens, les organisations
professionnelles de la profession ont mis en place des systèmes de Qualification
et des dispositifs de formation performants. Ainsi Qualifelec atteste
que l’entreprise possède l’ensemble des compétences et moyens pour
répondre avec le maximum de sécurité aux attentes des donneurs
d’ouvrage. Six domaines spécifiques sont ainsi couverts par cet organisme
qui développe par ailleurs un programme de maîtrise de la Qualité
pouvant déboucher sur la Certification. Deux organismes de formation
créés par la profession (AFORELEC, FORMAPELEC) assurent les
formations débouchant sur les habilitations et apportent leurs concours,
grâce à des programmes de formation très complets dans les
différents domaines d’application, à la politique de formation
continue assurée par les entreprises, à partir des formations
de base assurées par l’Education Nationale et les centres de formation
de la profession allant jusqu’à la délivrance du BTS. Pour compléter
ce dispositif, la Fédération Française de l’Equipement
Electrique et ses Chambres Syndicales développent des formations
spécifiques notamment dans les domaines de la Maintenance (Club Maintenance
Electrique), des réseaux Voix Données Images(VDI) et des immeubles
intelligents (Europtibat / Aforelec) Les
qualifications recherchées par la profession correspondent de plus
en plus à des formations transverses qui intègrent, bien
sûr à partir d’une base électrotechnique, des connaissances
en électronique, micro-informatique, voire télécommunication,
sans méconnaître par ailleurs les contraintes liées à
l’activité du bâtiment. Si,
bien sûr, la formation de base technique est indispensable dans ces métiers,
les entreprises insistent de plus en plus sur la capacité d’adaptation
des collaborateurs et leur ouverture d’esprit du fait que le métier
est à la croisée des chemins de plusieurs technologies en très
forte évolution. Elles demandent également à leurs
collaborateurs des qualités relationnelles et commerciales minimales
quelle que soit la nature des fonctions, la profession étant de plus en
plus tournée vers le service et l’écoute de la clientèle.
08/06/2001
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